Pour que la Poste du Havre port ne disparaisse pas ! Lettre ouverte au Directeur Régional de la Poste de Haute Normandie

 

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Armand LEGAY  à Monsieur Jean Philippe POMA,

Directeur du réseau La Poste

76600 LE HAVRE de Haute Normandie

6, Bd de la Marne

76035 ROUEN CEDEX

Au Havre le 30/01/17

Monsieur,

En réponse à votre courrier du 17 janvier dans lequel vous dites avoir examiné avec attention notre pétition, aux noms des pétitionnaires, j’ai le regret de constater que vos propos ne répondent aucunement à nos demandes. En effet, dans votre premier paragraphe vous écrivez que « Sur le bureau de Poste du Havre Les Halles auquel vous faites référence des investissements ont été réalisés pour rendre l’accueil beaucoup plus fluide. »

Si vous avez lu notre texte et celui du courrier au Maire du Havre nous ne faisons aucunement référence à l’agence postale des Halles que nous ne citons qu’une seule fois. Plutôt que d’investir sur cette agence de façon péremptoire en provoquant la mort prochaine de notre bureau Havre Port, la consultation des habitants eût été préférable. Vous ne l’avez pas faite car vous connaissiez la réponse positive d’une éventuelle enquête sur le maintien de cette dernière en relation avec celle des Halles.

Par ailleurs, vous nous expliquez des délais d’attente courts aux Halles qui, selon des experts que vous ne nommez pas, contrediraient ce que vit le public des quartiers allant dans cette agence. Comment se fait-il alors qu’après votre investissement tout numérique sur cette agence qu’une partie de la clientèle ait rejoint celle du Havre Port ?

Dans votre argumentaire vous ne citez toujours et toujours que l’agence des Halles qui n’a rien à voir avec la pétition pour le maintien de celle du Havre port. Vous parlez de prestataires externes. Vous savez aussi bien que nous qu’une expertise est toujours orientée en fonction du commanditaire. Renseignez vous et vous verrez que sur 40 expertises sur un même sujet avec des commanditaires différents, 50% sont pour, 50% sont contre.

Vous souhaitez offrir   « des points de service aux horaires élargis pour les clients citadins (…) travaillant tard, avec des trajets travail-domicile parfois un peu longs. Cette solution passe par des partenariats conclus avec des commerçants sous la forme de Relais Poste Urbains. » Vous précisez qu’un « relais Poste Urbain sera mis en place au Havre Port au premier semestre 2017 » chez un commerçant. Pourquoi nos quartiers de personnes aux tempes grises en majorité (La Silveréco) doivent-ils être les « cobayes » de ce système pour actifs du XXIème siècle ?

Vous ne parlez pas des prestations qui disparaîtront et qui étaient assurées par l’agence du Havre port que vous avez supprimées petit à petit et que vous avez reléguées aux Halles centrales. D’autre part, nous savons que vous êtes en tractation commerciale avec le « Carrefour City », 156, rue de Paris à 500 mètres de l’agence Havre port. Sans doute n’avez-vous pas trouvé de commerçant plus proche et coopératif, bien sûr ! Quant à votre argument  « clients citadins ayant des besoins particuliers en termes d’accessibilité (travaillant tard, avec des trajets travail-domicile parfois un peu longs) » que faite vous des autres dans des quartiers qui vieillissent : Personnes âgées, handicapé.e.s, mamans avec enfants, commerçants, prestataires de service à domicile, etc…

Vous dites par ailleurs dans ce Relais Poste que vous préconisez  que « Les habitants du quartier pourront également venir retirer leurs « instances » courrier et colis, ce qui constituera d’ailleurs un service supplémentaire par rapport à la situation actuelle ». Et même si les habitants prennent leurs colis tout en faisant leurs courses, comment transporter tout ceci sur 500 mètres et à pied ?

Vous avez détruit en catimini une situation alors que ce bureau du Havre port donnait toutes les satisfactions au public, il y a encore quelques mois. Nous n’avions pas besoin d’aller aux Halles pour retirer nos colis et autres envois. Aujourd’hui encore c’est prés de 100 personnes par jour qui fréquentent cette agence, autant que la Poste d’Octeville quant d’autres bureaux de ville ont une moindre fréquentation et ne sont pas menacés. Subrepticement dans ce bureau du Havre port, nous avons pu constater aussi que les employé.e.s étaient plus ou moins punis par l’ambiance du public entretenue par votre nouvelle organisation. Est-ce volontaire ?

Quant à votre argument de maintenir le distributeur de billets à sa place actuelle pour les habitants des quartiers, c’est vraiment le moindre que vous puissiez faire ! Ces habitants ne sont pas les seuls à l’utiliser ce « DAB ». Pour la première fois vous faites référence au tourisme en utilisant le terme « croisiéristes ». D’un point de vue économique, votre organisation va à contre sens. Elle n’est pas valable car en faisant disparaître l’agence du Havre port et ses services de « Banque Postale » qui existaient encore il y a peu, vous participez à l’appauvrissement des quartiers (du quai Southampton) ; ce qui est un non sens quant au projet touristique du Maire du Havre et à l’économie de notre Ville. Avez-vous pris en compte le projet de grande envergure prévu jusqu’en 2022 et que nos quartiers sont aussi classés UNESCO ?

Vous donnez en exemple que votre investissement aux Halles centrales va permettre à La Poste d’accueillir  « dans ses équipes, une nouvelle fonction de conseiller bancaire. Ce conseiller sera dédié aux professionnels et aux commerçants du quartier pour les accompagner dans leurs projets de type bancaire. De plus, l’emploi de conseiller courrier-colis auprès des professionnels du quartier jusqu’à présent à mi-temps est maintenant passé à temps plein. »

Penser aux commerçants des Halles, les banques situées sur la place l’ont déjà fait, c’est donc un plus tout simplement, « normal » et qui ne vient en rien remplacer ce qui existait au Havre port, il y a encore peu de temps. Il suffisait de prendre rendez vous au Havre port pour voir un conseiller.e au sein de l’agence. Nous ne sommes pas tous des commerçants ! Vous réinventez l’eau chaude sans autant aller vers un progrès économique !

Reconnaissez donc votre erreur d’investissement sur ce local des Halles! A l’agence du Havre Port dont la SCI BP Mixte, filiale de la Poste IMMO est propriétaire, c’est à cet endroit que vous auriez dû partager cet investissement pour une complémentarité digitale et physique, au service de « tous les publics » entre ces deux lieux Port et Halles, tout en travaillant à l’assentiment de votre personnel. Rien n’aurait empêché que des commerçants participent alors à cet effort. Ce qui n’est pas le cas d’après notre « petite enquête, indépendante » !

Vous terminez votre lettre en précisant que ce point de contact chez le commerçant (Carrefour city ?) « sera bien sûr accompagnée par une campagne de communication et d’explication. Des sondages auprès des clients par des organismes comme BVA sur les premiers Relais Poste Urbains installés depuis plus d’un an dans d’autres régions font état d’une excellente satisfaction des clients.» C’est sans doute le cas dans des lieux où il y avait absence de vos prestations ou suppression depuis longtemps (à la campagne par exemple). Pour autant, vous mettez maintenant les bœufs après la charrue. Est-ce un manque d’études préalables qui vous fait proposer cela ?

Nous appelons cela une campagne de formatage des cerveaux. Sommes-nous les bœufs ? D’autres solutions existent. Reconnaissez-le !

Recevez, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

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Pour les pétitionnaires

Armand Legay

FRANCOIS HOLLANDE RAPPELLERA-IL CELA CE SOIR ?

 

Dira-il qu’en 2012 avec son parti, il détenait la Présidence, l’Assemblée Nationale, les Régions, la plupart des Conseils Généraux, le Conseil économique et social, les plus grandes villes de France, etc… Tous les pouvoirs qu’aucun parti n’avait eu autant depuis la Révolution de 1789 pour en faire quoi :
Çà, les présidentielles de 2017, une machine à chienlit, à soumission et abstention ?! Pour laisser la place à qui ? Au populisme ?

Il nous faut rompre avec cela et travailler à un compromis historique pour une République inédite.
Supprimons la présidentielle et ses résultats, élisons des délégué.e.s de l’arc républicain par circonscription pour une constituante !!! Dégageons non pas la politique, mais tous les professionnel.le.s de la politique qui ont sabordé la France sur l’autel du capitalisme sauvage mondialisé au service de son oligarchie !!!

 

Mélenchon, la France Insoumise, une structure de parti qui ne dit pas son nom

En préambule, ma démarche d’analyse ci-dessous n’est pas un acte d’opposition au Mvt de la France insoumise, mais une démarche critique plus à l’égard de sa forme et structure de fonctionnement, au staff qui guide le projet, qu’ à son contenu et programme, qui est la somme de réflexion de nombre d’adhérents des 150000 inscrits sur le site internet JLM17.

Le 20 juin 2016, j’assistais au Meeting du Havre organisé par le PCF avec Paul Laurent, Pierre Larrouturou, Frédéric Boccara en la présence de Filoche pour la vente d’un de ses livres[1]. J’ai pu vérifier que ce rassemblement était le départ en campagne de Jean Paul Lecoq[2]. Je pensais déjà que le PC comprenait qu’il ne sert à rien de se battre avec Mélenchon sur notre ville. Sur la 8ème circonscription, Jean Paul Lecoq va vouloir reprendre la circonscription qu’il a perdue de 80 voix au profit de Catherine Troallic, député PS.

Concernant Mélenchon, je me méfie de sa stratégie de professionnel de la politique et des experts[3] qui l’entourent. Les réunions auxquelles j’ai participé montrent une stratégie issue d’un centralisme semblable, sinon plus, que celui j’ai connu pendant 25 ans au PCF et pendant 10 ans au PS et ceci avec la plateforme internet JLM17.

La France insoumise c’est les cadres dirigeants du parti de gauche qui avancent masqués. Je n’oublie pas que le trotskisme est encore plus centralisateur que le léninisme et le marxisme, et Mélenchon, et ses lieutenants en sont ses adeptes.

D’ailleurs, on trouve pour preuve cette militarisation dans le mouvement pour une constituante MR6 qui a été initiée par Mélenchon dont il ne veut plus faire cas, mais qui reste un vivier de culture pour ses troupes, une lettre qu’il a adressée[4] aux partisans d’une 6éme république. À sa sauce, il propose un fonctionnement pseudo démocratique bizarre en cela :

« Pour tenir compte de la diversité de notre mouvement naissant, cette assemblée sera désignée de trois manières à la fois :

  1. Un quart par tirage au sort parmi les 80 000 signataires sur m6r.fr. (…)
  2. Un quart par cooptation parmi les initiateurs du mouvement.
  3. La moitié par une élection dans des circonscriptions virtuelles sur la plate-forme « Nous le peuple ». »

Comme si la cooptation et le tirage au sort (il existe des algorithmes de sélection) et une plate forme virtuelle étaient démocratiques, cette « alambication », cette poudre aux yeux, est de la pure manœuvre politique chère à Machiavel dans le Prince pour berner les troupes.

Ailleurs avec ce mouvement MR6 une conférence de presse a eu lieu le 6 juin 2016. Bernard Teper (Président de l’Union des Familles laïques (Ufal)) Co-animateur du Réseau Éducation populaire (REP) y assistait. Dans son compte rendu[5] il note que : « On peut retenir que les travaux de la constituante ne pourront durer plus de deux ans (article 2) et que ne pourront y siéger ceux qui ont déjà eu un mandat législatif national ou européen ou ont déjà participé à des fonctions exécutives nationales, européennes ou locales (article 6), ceux qui ont une autre activité rémunérée (article 7), enfin que les membres de la constituante ne pourront pas exercer des fonctions exécutives ou législatives lors des premières élections qui suivront (article 8). »

Si ce n’est pas de la manœuvre qu’est-ce que c’est ? Dès le départ cette constituante sera pipée par des professionnels de la politique qui n’ont plus de mandat. Quid des véritables délégué.e.s du peuple formé.é.s pour cette constituante ? Et je n’oublie pas que Fabius est Pst du Conseil constitutionnel ; nomination qui n’est pas fortuite. D’ailleurs le 29 mars 2012 sur Europe1 en ligne, Laurent Fabius déclare son amitié à Mélenchon dans un entretien diffusé dans le 22 heures de Public Sénat.1 : « Les propositions traditionnelles du PCF, peut-être un peu rénovées, que porte Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche, sont capables de sortir la France de ses difficultés en 2012. Il y a l’homme, il y a les propositions, il y a la stratégie. L’homme, c’est une personnalité tout à fait respectable, un de mes amis d’ailleurs, c’est un homme qui a du talent et voilà »[6]

Enfin, on peut aussi reprendre les propos de Mélenchon dans le magazine Marianne du 20 au 26 mai 2016. S’il dit que le Mouvement du MR6 doit suivre sa propre voie dans sa rhétorique, il précise quand même que la constituante est : « la thérapie douce que je propose (…) sinon, l’effondrement en cours finira dans le chaos et la violence. » Comme s’il était le seul à proposer une autre constituante, quand nombre d’organisations et associations bien avant lui travaillent pour une autre constituante. Il s’agit donc bien de manœuvres politiques que je condamne. Pour autant, c’est peut-être à nous qui ne sommes pas dupes (les véritables insoumis) de dénoncer ces agissements pour éclairer notre peuple.

Pour cela, dès la création des groupes d’appui pour Mélenchon, par curiosité, j’ai été l’un des premiers au Havre à m’inscrire pour le soutenir, malgré mon scepticisme non sur le contenu, mais sur l’organisation verticale mis en place. Au fils des réunions du groupe, j’ai remarqué que toutes les relations se faisaient uniquement par internet dès la création du site JLM17 (commande d’affiches, autocollans, contacts exclusifs par courriel, remarques et propositions, etc.) Quid des rencontres transversales ou horizontales, locales, régionales et nationales, quid de la démocratie réelle et interne ? Cela n’est pas fait, car certains adhérents du Parti de Gauche nous disent qu’il faut aller vite.

Comment et d’où est né La France insoumise, un parti politique qui ne dit pas son nom

Le 20 avril 2016 Raphaêlle Besse Desmoulières journaliste au monde intitule un article sur son blog :

« Quand Mélenchon infiltre la campagne de Sanders »

« Elle précise que « Bernie Sanders est la nouvelle coqueluche de Jean-Luc Mélenchon : « L’élection américaine est super importante, confie-t-il. Pour moi, c’est une découverte. Howard Dean, je n’ai rien vu, mais Bernie Sanders, j’ai vu. Ça a commencé avec Obama – un président afro-américain, c’est énorme. »

M. Mélenchon a voulu percer ses secrets de fabrication. Il a donc envoyé l’une de ses proches, Sophia Chikirou[7], qui était son attachée de presse lors de la campagne de 2012, en mission aux États-Unis. Son but : participer à la campagne de Bernie Sanders. Partie il y a un mois et demi, elle a d’abord atterri à Miami où elle a pu, explique-t-elle, intégrer le staff du candidat grâce à John Rick MacArthur[8], un Franco-Américain président de la célèbre revue Harper’ s Magazine. « J’ai dans un premier temps choisi de voir comment la campagne se passait au niveau local, indique celle qui officie désormais comme conseillère de M. Mélenchon. Porte-à-porte, phone banking, texting, facebooking : j’ai participé à toutes les actions militantes de terrain. »

« Vote révolutionnaire »

« Direction ensuite New York afin de voir une autre réalité, notamment celle de Brooklyn où « la population est à la fois bobo et immigrée, ou descendant d’immigrés ». « Je me mêle à toutes les actions militantes, me focalisant sur la base pour comprendre comment on prend la décision de voter pour un candidat ‘radical’, ‘outsider’, ‘donné perdant par les médias’, raconte Sophia Chikirou. Je veux comprendre comment on passe d’un vote social-démocrate à un vote révolutionnaire. Le fractionnement du Parti démocrate dans le fief d’Hillary Clinton, à New York, est particulièrement révélateur de la puissance du discours de vérité de Bernie Sanders. »

La jeune femme se rendra enfin en Pennsylvanie, un État plus rural. « Avec ces trois États, j’aurai une vision très précise des mécanismes à l’œuvre pour que le rejet du système actuel, financiarisé et déshumanisé, se traduise par un vote de changement radical, ajoute-t-elle. C’est ce qui nous avait manqué en 2012, c’est ce que nous devons réussir en 2017 pour passer devant le candidat du gouvernement et être au second tour. »

Communication directe

« Après quelques semaines sur place, elle en retire déjà des enseignements notamment sur la capacité de Bernie Sanders « à rester focalisé sur ses thèmes de campagne et à imposer ses propositions dans le débat ». « Il ne se défait jamais de son programme et évite les polémiques », note-t-elle. Sophia Chikirou compte également s’appuyer sur la façon dont le sénateur du Vermont se sert du numérique. « L’utilisation des mails et des contacts directs avec les sympathisants (via les réseaux sociaux ou le téléphone) est d’une efficacité redoutable, constate la conseillère de M. Mélenchon. Une communication directe qui permet de mobiliser des millions d’activistes isolés pour un même objectif. L’idée est, par exemple, de dire : passons 2 millions d’appels téléphoniques en un week-end à New York. »

« Un point commun relie déjà les campagnes des deux hommes : l’utilisation d’une plateforme Web interactive. Si M. Sanders utilise Blue State Digital, un concurrent de Nation Builder choisi par M. Mélenchon, le principe est le même. Cet outil propose d’« appuyer » la candidature de son champion en laissant ses coordonnées – ce qui permet au staff de campagne de se constituer un fichier de contacts –, de créer des « groupes d’appui » locaux qui sont autant de relais sur le terrain, de laisser des idées pour le programme ou encore de faire des microdons. De quoi amasser un véritable trésor de guerre. Avec jlm2017.fr, celui qui veut incarner la « France insoumise » revendique près de 100 000 soutiens, 900 groupes d’appui et assure avoir récolté, au 31 mars, 200 000 euros »[9].

Aujourd’hui il y a plus de 1400 groupes d’appui en France et lors de réunions du groupe avec mes co-insoumis au Havre nous nous posions alors la question sur cette organisation anonyme. Encore plus lorsqu’au mois d’août la caravane des insoumis est venue au Havre pour faire œuvre de travail social surtout auprès d’une population démunie et des abstentionnistes (inscription sur les listes électorales, conseils sur démarche sociales, chômage, formation, etc.). Le programme de celle-ci était déjà élaboré de Paris sur des points de visites urbaines et des alentours. Il a fallu plusieurs courriels insistants afin que ce programme soit suivi de notre avis, par exemple de ne pas intervenir à Gonfreville l’Orcher afin de préserver le maire communiste que nous estimons politiquement.

Lors d’autres réunions, nous évoquions souvent le fait que cette organisation des insoumis ressemblait à un centralisme parisien où nous n’avions rien à dire. À aucun moment, nous-mêmes, mais à ce que je sache aussi les autres groupes de la France, par un délégué.es n’ont été sollicités à la participation de cette organisation avec impossibilité de communiquer horizontalement entre les groupes. Nous ne nous connaissons pas !!! Tous les soutiens de JLM17 qui ont donc contribué à la démarche, ne l’ont fait que de façon numérique ; ce qui n’a permis aucun échange et dialogue physique, vivant, base d’un militantisme social, républicain, politique.

La caravane et la convention de Lille du 15 et 16 octobre 2016

Le passage de la caravane au mois d’août fut le seul contact physique avec trois militants, rémunérés par le « staff on Line »[10] de Paris. J’eu un échange presque musclé avec l’un des jeunes, sympathique au demeurant, pensant connaître toute la vérité sur la vie sociale et politique. « Tu m’as l’air bien formaté », lui dis-je. Et effectivement, il l’était non seulement par le staff, mais aussi par sa deuxième année de science Po. En résumé aucun échange physique, aucun débat avec les dirigeants sur l’organisation.

Ce questionnement sur l’organisation numérique du mouvement a eu son apogée lors de la convention du 15 et 16 octobre à st André les Lille à la Halle de la filature. Je m’étais inscrit sur le site à tout hasard sachant que les participants à ce week-end, soit 1000 personnes, seraient tirés au sort, soit un quota de sondage. Je gagnai une pochette surprise, je participai ! Encore content et heureux d’assister à cette manifestation et malgré que du Havre j’étais en vacance à Menton, je réservai un aller/retour avion Nice-Lille et deux nuits d’hôtel pour arriver la veille, le vendredi 14. On m’invite quelques jours auparavant, toujours par courriel à intervenir 5 min maximum lors de cette convention sur un sujet de mon choix. Je propose le thème de la constituante, entre autres, avec en introduction un compte rendu des réflexions de mes amis du groupe. Avec enthousiasme, je rédige alors deux pages en terminant sur ce sujet qui me tient à cœur.

La veille de la convention, je prends l’avion et suis arrivé la veille à Lille. Le lendemain à mon réveil, je consulte mes courriels et à ma grande surprise, un message de JLM17, envoyé à 2 heures 10 du matin m’annonce que je n’interviendrai pas, car « Nous n’avons malheureusement pas pu retenir ton intervention : les contraintes matérielles ne permettant pas de répondre favorablement aux 150 propositions, nous avons du sélectionner les interventions à partir des critères permettant d’assurer le bon équilibre de nos travaux (parité obligatoire, variété des thèmes abordés, motivation exprimée, etc.)

Pour autant, nous sommes très attachés au fait que l’ensemble des insoumis.e.s qui le souhaitent puisse s’exprimer. C’est pourquoi nous avons installé dans le village militant deux cabines de vidéomaton qui permettront à chacun.e d’entre vous d’enregistrer votre intervention en vidéo. Nous vous invitons à vous y rendre dés votre arrivée à la convention.

Certaines de ces vidéos seront diffusées au cours de nos travaux et l’ensemble de celles-ci sera mis en ligne sur le site de la Convention pour contribuer à notre réflexion collective. »

Déçu dès mon arrivée, je demande à un jeune portant un badge « Organisation » quelles sont les causes réelles de ma non-intervention en lui disant les efforts que j’avais faits pour être présents ce jour. Me demandant mon nom, il s’en va voir derrière une porte où se trouvaientt les responsables. Revenant cinq minutes plus tard, il me récite presque mot à mot le texte du courriel reçu de bonne heure le matin.

L’organisation de la convention

Lors de cette arrivée du samedi après-midi, je fus choqué aussi par l’organisation que je trouvai sur place. Après le passage d’office au scanner de sécurité obligatoire à l’entrée du Hall des filatures, l’accueil passe par la remise d’une doc et le tirage au hasard d’une fiche pour son emplacement dans la salle. L’on me remet un badge à accrocher à mon vêtement pour le passage de portes de salles à d’autres. Je le garde dans ma poche, car je n’apprécie pas ce double contrôle. Malgré les injonctions du début d’agrafer cet objet par le service d’ordre bénévole, je le sors de ma poche à chaque franchissement d’endroit. Cela me rappelait, quand j’étais plus jeune, un week-end en 1971, le « meeting » de l’OCI à Paris avec Pierre Broussel, alias Pierre Lambert, où déjà le tout vidéo de surveillance était de vigueur.

Et là en ce début d’après-midi, surprise, la salle avec une scène circulaire au milieu et des tables rondes tout autour pour asseoir les mille insoumis. Avec mon petit papier tiré au hasard, je me retrouvais à une table au bord de la scène. Commence alors un « show » télévisuel et numérique digne des meilleures émissions tv. Un « timing » à la minute près, une organisation et une mise en scène digne d’un P.T. Barnum. Un outil médiatique d’intégration du public présent….., grave ! Tous les insoumis présents sont devenus des spectateurs obligés.

Ils sont tous soumis aux messages et vidéos dont ils sont inondés, qu’ils doivent entendre et voir. Par témoignage vidéo, ils entendent des propos sociaux tire-larmes d’un coté, de l’autre une harangue virulente sur les OGM où il ne manque en fin de discours que la recette d’explosif pour faire tout sauter. Toute l’après-midi est plus ou moins à l’avenant. Le seul petit moment d’échange physique sera, et encore, sur la réflexion demandée de 10 priorités, propositions phares pour la campagne présidentielle issues du préprogramme élaboré à partir des propositions des insoumis sur le site JLM17 ; quoiqu’un sondage est effectué en même temps auprès des internautes du site.

En résumé une mise en scène couplée à un institut de sondage maison et numérique pour capter toutes les propositions avec régie de spectacle numérique et vidéo et tractée par le « staff » de Mélenchon. Aucun débat, pas d’échange d’idées, un « show » médiatique à l’américaine où le contrôle politique est l’affaire d’une direction qui s’approprie le savoir du peuple des insoumis pour faire campagne avec eux ou sans eux. Le dimanche matin Mélenchon faisait une allocution reprenant le tout. Quid de la démocratie interne ? Mais une sublime manipulation professionnelle de l’opinion aux critères de capitalisation des idées du peuple à l’américaine ! Oui !

Le timing du show

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Page que la régisseuse de spectacle a oubliée sur une table et que j’ai récupérée

Texte que je voulais présenter à cette convention.

A) Compte rendu des questions du groupe du Havre à l’adresse de notre candidat :

– Petit rappel : Le havre est la ville qui a porté le plus haut la bataille contre la loi travail ;

– sur la jeunesse, notre candidat aurait dit dans un média qu’il s’intéressait moins aux jeunes qu’à d’autres classes d’âge ;

– il n’est pas assez attentif à ses réponses aux médias, ce qui choque parfois les électeurs ;

– d’autres personnes devraient aussi parler de la France insoumise ;

– il faut faire attention au punching-ball médiatique qui peut se transformer en piège ;

– s’il a des lacunes sur un sujet qu’il le dise et qu’il aille chercher l’info ;

– Programme : ses propositions aux médias, ça sort d’où ?

– Il doit être à l’écoute. C’est lui qui doit être au service des insoumis et non l’inverse ;

– mettre en valeur le travail des insoumis sur le terrain et qu’il pense à être leur porte-parole.

B) Propositions personnelles

Moyens et réformes importants pour notre programme auprès des citoyennes et citoyens de l’arc républicain, à mettre en place de suite après l’élection, si M. Mélenchon est élu :

1) Pour réduire l’extrémisme de tous bords : Favoriser la conscience et spiritualité laïque et l’honneur de la Patrie à l’école primaire, dans le secondaire et l’Université.

2) Mettre en place un Ministère de l’Éducation populaire et du travail social pour donner les moyens à « l’animation socioculturelle et au travail social » de reconquérir tous les quartiers de nos villes.

3) Mettre en place un service emploi formation autour d’une économie circulaire par pays et régions en priorité dans les quartiers de villes où le chômage atteint des sommets. Obligation légale sera faite aux entreprises des bassins d’emplois d’investir dans cette économie en fonction de leur chiffre d’affaires. Nous sommes dans un pays riche et nous avons tous les moyens pour mettre en œuvre ces solutions qui doivent dépasser les clivages politiques.

4) Le système de santé en France s’est déstructuré en un système à deux vitesses l’un marchand, l’autre « médecine cour des miracles ». Il doit être revu de fond en comble : médecine libérale, secteur 1 et secteur 2, contrôle des paiements à l’acte, médecine hospitalière (manque 30 % de postes de médecins), revenus des médecins, désert médical. L’ordre des médecins est un ordre archaïque et extrémiste, sa transformation en association sans droit régalien comme aujourd’hui doit être un devoir. L’État doit avoir un contrôle complet sur la médecine pour une politique démocratique de soins et de santé.

5) Concernant la constitution que nous appelons de nos vœux, avec mes amis de l’association pour une constituante crée après le déni de démocratie du référendum en 2005, il nous faudra faire participer tout le peuple, je dis bien TOUT LE PEUPLE. Aujourd’hui le mouvement « communes citoyennes » se met en place. Nous demandons que dans chaque commune des cahiers d’exigences avec propositions et non de doléances soient rédigés dans toutes les mairies et que soient élus par commune ou communauté de commune des délégué(e) s de l’arc républicain pour travailler à cette constituante. Exclure des ces délégué(e) s, nonla politique, mais toutes celles et tous ceux qui font profession de la politique, en poste ou non. Former ces délégués au droit constitutionnel par cette éducation citoyenne et populaire que j’appelle aussi de mes vœux. Seule éducation qui au coté de l’éducation nationale peut nous sortir du « décervelement » en cours depuis plusieurs décennies au service du système marchand, politique, économique, philosophique et sociologique que beaucoup oublien de nommer : le capitalisme.

J’ai aussi relevé que l’ensemble des propositions du préprogramme des insoumis est la reprise des idées générales et propositions du candidat dans son livre réédité en janvier 2016, « L’ère du peuple » édité et réédité à plusieurs milliers d’exemplaires avant la France insoumise d’où une orientation idéologique qui deviendra celle des insoumis. Dans ce pré-programme si l’on parle de culture, nulle part je n’ai lu les mots « éducation populaire ou citoyenne » qui devraient être l’apanage de tout le peuple de France pour en faire des citoyennes et citoyens de la république au-delà des partis.

Par contre sur le site du Parti de Gauche Midi Pyrénées dés le 16 septembre 2017 on retrouve cette notion dans l’université populaire intégrée au mouvement : « La France insoumise est l’outil d’une campagne populaire et instructive. Il ne s’agit donc pas de rassembler des supporters, mais bien de fédérer une force collective, instruite, populaire et déterminée au service d’une société plus juste. Nous défendons donc l’émancipation individuelle et collective à travers le partage des savoirs et des connaissances. C’est pourquoi nous lançons en cette rentrée scolaire les Universités Populaires de la France insoumise. Elles proposeront à l’ensemble des insoumises et des insoumis des débats, des séances de formation ou des séminaires de travail pour aider chacun-e à mieux comprendre le monde et, ainsi, à mieux agir pour le transformer. » (http://www.jlm2017.fr/universites_populaires)

C’est ce qu’ont fait tous les partis politiques à la sortie de la guerre 1940/45, fabriquer leur propres adhérents-citoyens pour leurs appareils électoraux quand le but de l’éducation populaire est « une éducation du peuple par le peuple et pour le peuple ». Cela pour que ne se reproduise pas l’avilissement de la jeunesse par la pseudo éducation de Vichy au service de l’Allemagne nazie et des futurs et actuels intégrismes.

Évolution, régression, intégration

Le parti communiste a tenu sa conférence nationale le samedi 5 novembre pour ou contre le soutien à Mélenchon. Les 535 délégués à la conférence ont, à 55.7 % de suffrage exprimé, décidé de ne pas rallier Mélenchon. Les 24, 25 et 26 novembre 2016 les 50.000 adhérents du PCF devront se prononcer et auront le dernier mot sur le soutien ou non à JLM17. Une leçon de démocratie pour le Mvt France insoumise. La journaliste Raphaêlle Besse Desmoulières, dans un article du monde du 8 novembre 2016 constate : « Quant à Alexis Corbière, (porte parole de JLM), il ne semble pas pressé de voir le PCF, en tant que corps constitué, rejoindre leur campagne. Il rappelle le ras-le-bol de français envers les formations politiques et la volonté de son champion de créer avec la France Insoumise un mouvement qui ne soit pas un cartel de partis : il y a gronde avec les appareils politiques. Regardez ce qui est arrivé à Mme Duflot et ce qui se passe au PCF  et de conclure : « pour aller chercher les dégoûtés, on ne le fera pas avec les dégoûtants. »

De tout temps l’insulte et le machiavélisme sont l’arme des névrotiques du pouvoir pour accéder à la fonction qu’ils croient suprême.

Autrement le staff de Mélenchon, sans en avoir soumis l’idée aux insoumis a pondu une charte que doivent signer les candidats pour les législatives. Selon un courriel reçu après interrogation sur cette charte et d’après Mathilde Panot, du national, qui coordonne les groupes d’appui, « la charte a été établie suite à la cogitation 3 à la convention, au retour de sms des participants à distance, ainsi que des discussions dans les espaces politiques et des luttes (qui sont les lieux où des membres de FI, de divers horizons, discutent au plan national) » Présent à cette convention avec deux autres insoumises, je n’ai jamais entendu parler de cette cogitation. Drôle, non ? J’étais sans doute ailleurs. Une autre insoumise dit y avoir participé : « Si ! Il y a bien eu une cogitation 3 ! Mais, nous étions tous fatigués et plus grand monde autour des tables (2 à la mienne et le Monsieur resté avec moi… plus très opérationnel ! »

Si je me suis inscrit comme insoumis dans ce mouvement dès le début ce n’est pas pour me ficeler et ficeler les futurs candidats aux législatives par une charte qui nous oblige à nous soumettre à une discipline d’entreprise électorale politique. Je suis un insoumis et comme nombre d’insoumis, je le suis aux politiques menées depuis plus de 40 ans. Je ne suis pas un dégoûté, mais un homme politique de progrès, un rebelle aux appareils politiques non rénovés, un révolté contre les professionnels de la politique. Comment peut-on vouloir nous faire signer une charte quand le nom même du mouvement est une antinomie à toute charte ? On sait aussi que tout candidat de parti une fois élu est obligé d’être dans la discipline du groupe parlementaire. S’il est honnête à la base, petit à petit, malgré ses désaccords, il sera obligé de suivre la ligne de son groupe, de se trahir et de trahir ses électeurs. Il mentira et petit à petit, sans s’en rendre compte il fera partie de cette classe de professionnels de la politique qui ne respectent pas leurs promesses. C’est une perversion du système électoral et de représentation historique de la France. Dans la forme et la structure et non le contenu politique qui est nôtre (les insoumis de toute la France) le staff de Mélenchon sous ses ordres nous impose subrepticement une structure de parti politique qui devient à son tour dégoûtante.

Mélenchon et l’Europe

De plus, la position de Mélenchon sur l’Europe n’est pas claire. En chapitre 4 du Programme de la France insoumise, Mélenchon en entête précise sa pensée : « l’Europe de nos rêves est morte », lui qui avait milité pour Maastricht en 1992. en se présentant aujourd’hui à la magistrature suprême, il propose de « sortir des traités européens ». Mais pourquoi ne pas dire tout simplement « sortir de l’UE » ? Car « s’affranchir du traité de Lisbonne » ne veut strictement rien dire, celui-ci étant totalement intégré aux traités européens. De plus l’Europe étant composée de 27 nations différentes, jamais il n’y aura accord pour son plan A : « L’Europe on la change ». Pourtant il sait pertinemment en tant qu’euro député que depuis des lustres d’autres ont voulu « changer », « infléchir », « réorienter », « refonder » l’Europe… Sans autre résultat que de soumettre toujours plus les peuples au carcan communautaire.

En cas d’accord, le programme propose un référendum. Mais ne sait-il pas ce que cela veut dire en trahison et tricherie contre les Peuples d’Europe et France avec Maastricht en 1992 et le traité de Lisbonne en 2005.

Quant au plan B en cas d’échec des négociations, le programme ne propose pas la sortie de l’UE ou de travailler à une Europe de coopération des Peuples associés.

« Admettre ses erreurs, c’est bien ; en tirer les leçons, ça serait mieux. Faute de quoi, la candidature Mélenchon risque de s’avérer plus dangereuse que toutes les autres, car elle peut réanimer des illusions que MM. Hollande, Juppé, Sarkozy et consorts ne sont plus capables – et c’est tant mieux – de porter.

Par son refus d’énoncer un objectif facilement intelligible par tous – « Frexit veut dire Frexit » pour paraphraser nos amis anglais – le vote proclamé « insoumis » pourrait bien, fût-ce involontairement, apporter une nouvelle caution « de gauche » au principe de l’intégration. Et constituer ainsi l’ultime roue de secours de Bruxelles en déroute. »[11]

En France, c’est notre système de représentation et de délégation de pouvoir qu’il faut changer, le rendre plus démocratique pour l’ensemble des citoyennes et citoyens de l’arc républicain. Je pensais que cette candidature jlm17 à l’élection présidentielle et le M6R (Mouvement pour une 6éme République) pouvait accélérer la mise en place d’une nouvelle constituante. J’ai été induit dans l’erreur. Comme tant d’autres, j’ai été victime d’une aliénation médiatique d’un culte de la personnalité. Quand ces dirigeants de JLM17 et M6R ne veulent que d’anciens élus nationaux et européens comme délégués pour cette constituante, soit des professionnels de la politique, c’est déjà biaisé dès le départ.

Aujourd’hui, pour sortir du piège de la dette et de la vassalisation de la France à l’Europe germano-américaine et à l’OTAN, à la finance internationale sous hégémonie états-unienne, il nous faut rétablir notre indépendance politique et économique. Dans cette perspective, avec mes amis, nous proposons la mise en place d’une Assemblée constituante élue au suffrage universel avec des délégué.es issue.es du peuple, sans exclure la politique, mais les professionnels de la politique. Pour amorcer et développer une réflexion et une dynamique vers cette Constituante et pour une République inédite, un compromis historique et l’Union du Peuple de France doivent être recherchés. Ils permettront de construire un large consensus en ce qui concerne l’élaboration et la transformation par les citoyens des institutions de la République et de leurs contenus et ainsi réinventer une véritable démocratie.

Et pour rigoler voici  France….. à soumettre.

 


[1]Comment résister aux lois Macron, El Khomri et Cie, édition le vent se lève, avril 2016

[2] https://youtu.be/Hd_PIJnDMY8?list=PLmvbRi37dHo83pbtzklkykr4xbqhqRDfh

[3] https://legayarmand2014.wordpress.com/?s=l%27expertisme&submit=Recherche

[4] https://www.m6r.fr/2015/02/lettre-de-jean-luc-melenchon-aux-partisans-dune-6e-republique/

[5] http://www.gaucherepublicaine.org/respublica/nous-etions-a-la-conference-de-presse-du-mouvement-pour-la-6e-republique-m6r/7398231

[6] http://www.europe1.fr/politique/melenchon-fabius-s-interroge-1013231

[7] C’est avec Laurent Fabius qu’elle se forme à la chose publique début des années 2000.

[8] http://frenchmorning.com/rick-macarthur-linfluent-ami-du-livre-francais/

« Rick » MacArthur a un arbre généalogique bien fourni. Son père John Roderick était un philanthrope célèbre, son grand-père John un homme d’affaires milliardaire qui a donné son nom à la prestigieuse fondation MacArthur, et son grand-oncle un metteur en scène à succès.

[9] http://gauche.blog.lemonde.fr/2016/04/20/quand-melenchon-infiltre-la-campagne-de-sanders/

[10] La notion de staff on line, appelée aussi organisation (ou structure) hiérarchico-fonctionnelle, est une théorie sociologique, politique et économique, notamment utilisée en management des organisations, selon laquelle dans toute organisation complexe, il existe la voie du line, système fonctionnel et hiérarchisé sur un modèle pyramidal, et l’existence d’un staff, état-major sous l’autorité d’un chef, qui conseille les cadres du line, supervise et coordonne leur activité et leur impose les décisions stratégiques. Pour obtenir une carrière optimale, selon la théorie, il convient principalement d’accéder au staff avant d’être nommé dans le line, et faire des allers-retours entre ces deux entités. (https://fr.wikipedia.org/wiki/Staff_and_line)

[11] https://www.legrandsoir.info/les-dangereuses-ambiguites-de-jean-luc-melenchon.html

DANGER POUR NOTRE NATION !

Les événements sanglants et horribles des 85 morts de Nice et l’assassinat d’un prêtre, symbole de nos racines chrétiennes me rendent encore plus inquiet qu’auparavant. Les mesures prises par les dirigeants du pays,  si certaines sont nécessaires, ne sont pas suffisantes, oh! Combien ! En 1998, j’écris un texte en texte sur l’éducation populaire qui au sortir de la dernière guerre devait  combattre l’extrémisme issu du nazisme et les extrémistes à venir.  Envoyé à la presse écrite cette année là, je n’ai jamais eu de réponse. A cette époque, j’averti le Maire du Havre et sa première Adjointe sur les dangers des extrémismes. Aujourd’hui, j’essaye sur les réseaux sociaux et autres, rien n’y fait !

Est-ce donc que les tenants du pouvoir politique, économique et médiatique veulent, comme je l’écrivais, que se répète continuellement, subrepticement une autre  Shoah, une catastrophe non seulement physique mais aussi  une pollution pseudo culturelle et intellectuelle (un vortex de plastiques et d’objets numériques), cette fois-ci non seulement avec le juif, mais aussi le noir, l’arabe, le blanc, le jaune  indistinctement de la race par des ghettos dans les nations et des nations ghettos sur la planète par un communautarisme  décervelant, rendant caduque les échanges sauf pour les affaires ?

L’absolutisme politique et religieux, présent partout dans le monde est source d’ingrédients pour cette nouvelle Shoah et ce dernier est le bras armé du capitalisme qui a besoin de dompter les peuples et les Nations pour mieux les assouvir. C’est ce qu’a fait Hitler par l’idéologie du national-socialisme, c’est ce que fait le néo-libéralisme avec l’arme de l’islamo-fascisme pour assouvir les Nations du monde.

Une question se pose alors. Pourquoi et pour quelles raisons la FRANCE bombarde les irakiens et les syriens ?

Pourquoi ne relève-t-on pas que l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne et les pays nordiques ne subissent pas d’attentats terroristes de Daesh car ces pays ne font pas la guerre aux sunnites. Avec mes amis, je suis persuadé que si la France cesse les bombardements dans ces pays, il n’y aura plus de motifs pour certains sunnites de se venger en France.

Les guerres civiles en Irak et en Syrie ou en Afghanistan sont le problème des peuples de ces pays et l’intervention de l’Occident vise à soutenir une des parties comme ce fut le cas de l’Allemagne nazi et le fascisme italien pendant la guerre d’Espagne ou de la France en Afrique.

Que la France cesse de jouer les gendarmes avec une petite casquette et l’on pourra observer si les attentats se poursuivent. Si c’était le cas alors le problème se poserait mais sur d’autres bases. Préférer la paix et la négociation n’a rien à voir avec un esprit munichois car daesh n’a pas les moyens d’envahir notre pays. En attendant, maintenir la terreur peut permettre d’éviter que le peuple et la Nation se soulève contre la politique interne.

Il y a DANGER.

Si nous ne préservons pas notre Nation (et d’autres) dans ses fondements laïcs et culturels (qui heurtent daesh, mais aussi la globalisation capitaliste) pour fonder les citoyennes et citoyens de France et du monde, nous continuerons cette troisième guerre mondiale qui a  débuté. Elle est déjà faite de conflits de petite et moyenne intensité et de guerres civiles que nous connaissons depuis 50 ans avec encore plus d’envergure et d’étendue aujourd’hui. C’est la guerre permanente chère à Hitler dans « mein Kampf » (livre public depuis peu !!!), reprise en théorie par les économistes de la globalisation en tant que le capitaliste est une « destruction créatrice » comme le théorisait Schumpeter[1]. Pour que cela n’arrive pas, notre pays, notre nation, (qui doit être éradiquée par daesh et les « globalisateurs » financiers) peut montrer l’exemple pour les autres peuples de la planète.

S’il y a volonté politique, en trois ans, nous pouvons avoir un début de  renversement idéologiquement  des courants extrémismes de tout bord.

Je propose pour cela quatre solutions (les seules possibles, les autres c’est de la rhétorique somnambulesque) de grande envergure en plus de la culture et des moyens de sécurité :

  1. Favoriser la conscience et spiritualité laïque et l’honneur de la Patrie à l’école primaire, dans le secondaire et l’Université.
  2. Mettre en place un Ministère de l’Éducation Populaire pour donner les moyens à  « l’animation socioculturelle et au travail social » de reconquérir tous les quartiers de nos villes.
  3. Mettre en place un service emploi formation autour d’une économie circulaire en priorité dans les quartiers de villes où le chômage atteint des sommets. Obligation légale  sera faite aux entreprises des bassins d’emplois d’investir dans cette économie en fonction de leur chiffre d’affaire. Nous sommes dans un pays riche et nous avons tous les moyens pour mettre en œuvre ces solutions qui doivent dépasser les clivages politiques.
  4. Mettre en place dans chaque commune et région des cahiers d’exigences et élire des délégué(e)s de l’arc républicain pour travailler à une nouvelle constituante. Exclure des ces délégué(e)s, non la politique, mais toutes celles et tous ceux qui font profession de la politique[2].

The Wall, création des Pink Floyd contre la guerre due au Nazisme.

 

 

 

 

 

 

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Destruction_cr%C3%A9atrice

[2] Je ne pense pas à une constitution de type collectiviste, mais bien plus démocratique à l’image de celle  d’un pays proche et capitaliste : la Suisse.

JEAN CHAMBRIN, un ingénieur rouennais au Brésil. Mésaventures de l’inventeur du moteur à eau au pays des betteraves.

 

L’affaire Chambrin dans les années 1970 aurait dû interpeler les industriels français. Ainsi cet ingénieur rouennais n’aurait pas été obligé d’expatrier son idée au Brésil, mais avec son pays l’importer. Il dut renoncer à la France, son pays de cœur !

En effet, le 20 août 1979, en première page du Havre Libre on pouvait lire : « Le moteur à alcool d’un rouennais exploité… au Brésil. » (…) « L’industrie automobile brésilienne va produire à partir de l’année prochaine, 300.000 véhicules consommant de l’alcool mélangé avec de l’eau  » (…)

Effectivement en juillet 1979, Fiat Automóveis S.A lance sur le marché intérieur brésilien la première voiture au monde fabriquée au Brésil dans l’Etat du Minas Gerais, fonctionnant à l’éthanol de cannes à sucre. La Fiat 147 compact est arrivée chez les concessionnaires quatre mois après les 16 premières stations délivrant de l’alcool combustible. (19/07/09 globo.com)

C’est à travers l’enquête et l’analyse des mésaventures de cet inventeur, le Rouennais Jean Chambrin, que je montre les tensions qui règnent entre les tenants de l’hyperspécialisation de l’industrie française de l’époque et les politiques voulant relancer la filière alcool, pétrole vert français.

Toujours d’actualité en ce début du XXIe siècle cette hyperspécialisation, aujourd’hui globalisée, dans son immense culpabilité quant au changement du climat, freine le développement des énergies renouvelables, sauf si ces filières font partie de son industrie. Elle met en cause l’avenir climatique de la planète et des peuples… La baisse actuelle du prix du baril de pétrole a ses raisons là aussi !

 

 

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Mon idée de départ, entre autres, pour parvenir à cette affaire Chambrin est que l’alcool est un produit naturel transportant de nombreux effets, disons de l’estomac aux véhicules. L’homme l’a produit et l’a transformé en un produit cultuel, médical, culturel et industriel.

Matière première, enraciné dans l’esprit de l’homme, ce produit ressemble à un attelage, un médian qui a un lourd ascendant sur la santé des individus, mais il a aussi participé à la construction sociologique, industrielle et politique de nos sociétés occidentales et orientales.

En effet, le vin et les boissons fermentées, issus de la révolution du néolithique, sacralisés par les proto religions, est distillé avec l’alambic, d’abord pour découvrir l’esprit de vin par les prêtres, soigner avec l’eau de vie par les médecins et les apothicaires, puis utilisée comme boisson, et enfin comme matière première industrielle. Cette technique de l’alambic devient l’art distillatoire, puis distillation industrielle. Il y a filialisation entre cette technique et l’utilisation de la biomasse à travers les plantes fermentescibles, le raffinage du pétrole et le raffinage de la biomasse.

C’est le raffinage contemporain, avec la politique de rupture du développement durable, qui me fait réfléchir au raffinage de la biomasse pour un mixe énergétique futur.

La Normandie et la Seine Maritime sont des espaces géographiques et historiques comme la ville de Villedieu les Poêles d’où a émergé dés le 12ém siècle avec les chevaliers de Malte l’art distillatoire français et avec Phillipe Lebon, en 1793, la distillation de bois pour produire du goudron pour la marine du Havre dans la forêt de St Étienne du Rouvray, avec les inventions de son thermo-lampe et son moteur à gaz (déjà). Ainsi historiquement le début de ce processus industriel normand a conduit au raffinage du pétrole, à la recherche universitaire et au développement des biocarburants.

Je prends comme témoin, d’un genre anecdotique, Jean Chambrin, inventeur d’un moteur eau-alcool à Rouen en 1974 dans l’évolution technologique du raffinage.

D’autres témoins sont pris en exemple pour leur participation politique à la création de la filière des biocarburants.

En 1989, M. Charles REVET, Sénateur, premier Président de l’ADER (Association pour le développement des Énergies Renouvelables) en Seine Maritime et un ancien Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères, Laurent FABIUS qui a mené une politique aidant au développement industriel des biocarburants dans les années 1990.

C’est après la guerre 14-18, mais surtout après 1939-1945 qu’il y a rupture énergétique de la production de l’alcool matière première en France.

De cette histoire faite d’indépendance politique et énergétique, de conflits entre les viticulteurs, les betteraviers et les pétroliers, émerge avec le nucléaire, le paradoxe énergétique français que l’on connaît aujourd’hui.

Pour autant, l’industrie de distillation française a pendant ce temps de purgatoire son terrain d’essai ailleurs, au Brésil. Un retour technologique en France se fait aujourd’hui avec l’E85 ou super éthanol avec 440 stations.

Le rôle du symbolisme

Le symbolisme des biocarburants est important. Que ce soit l’alcool de vin, de betteraves, de maïs ou autres fruits ou graminées ou les huiles estérifiées avec des alcools (méthanol ou éthanol) pour les moteurs diesel, ou encore les biocarburants de deuxième génération (BTL ou biomasse to liquid), il est issu d’un ancêtre commun agricole.

Cet ancêtre commun, c’est la viticulture et l’agriculture, l’élevage de plantes et de céréales et leur sacralisation religieuse par les boissons alcooliques, boissons des dieux, boissons d’immortalité.

Opérateur social, technique, économique et politique, le symbolisme de l’alcool est énigmatique.

Il est fait de contradictions entre bienfaits et méfaits avec l’alcoolisation de masse, l’alcoolisme et l’alcool matière première énergétique industrielle.

Je reprends aussi le rôle du symbolisme de la tri-fonction de Georges Dumézil dans les civilisations indo européennes (1er fonction : sacerdotale, liée au sacré / 2éme fonction : guerrière / 3éme fonction : lié à la fécondité, à la production-consommation, aux agriculteurs, éleveurs, artisans et commerçants) pour l’adapter au concept du développement durable avec ses trois colonnes (environnementale, économique, sociale et sanitaire).

En effet, dans la colonne environnementale, se situe un aspect mythique ou sacré, ce qui est à respecter, à vénérer.

Dans celle de l’économie se situent la compétition, le combat, les conflits économiques et guerriers. Pour la troisième, on retrouve la masse de producteurs et la santé.

S’ouvre donc au niveau international une mutation énergétique et par conséquent économique dans ce nouvel eldorado, paradigme scientifique, mais aussi terrain d’essai qu’est la biomasse de la planète.

Il y a trois grands axes dans l’exploitation de la biomasse :

1. Les bioénergies avec les carburants de première génération sans utiliser la plante entière (fermentation des sucres, huiles), la deuxième génération avec les plantes entières et toute la biomasse (Plantes, animaux) et la troisième allothermique (se dit d’une réaction chimique qui doit être entretenue à l’aide d’une source de chaleur extérieure)

2. Les biomatériaux, bioplastiques, matériaux dans la construction de bâtiments ou industrielle (fibres et bois).

3. Enfin la chimie dont la matière première, le pétrole, peut être remplacée par les végétaux et les alcools pour la chimie de synthèse avec un plus grand choix de molécules (médicaments, pneus, plastiques, tensio-actifs, savons, lubrifiants, etc.).

Des risques existent.

Le premier est que l’on assiste à l’industrialisation de la biomasse en tant que matière première et la biomasse c’est le vivant.

Le rationalisme issu du machinisme du XIXé siècle et du technicisme actuel peut-il exploiter cette biomasse en respectant ce vivant ? L’homme dans ce rationalisme a-t-il la capacité scientifique, technique et philosophique de respecter cette nature ou va-t-il par esprit de puissance issu de ce rationalisme se prendre pour un surhomme ?

Pour après le pic de pétrole, avec les biocarburants et le bioéthanol, les majors pétrolières combattent et se placent pour intégrer l’hypothétique bouquet énergétique futur à leur industrie. Et peu importe le prix du baril de pétrole qui n’est qu’un avenant productiviste épisodique dans les conflits d’intérêts et technologies politiques planétaires.

En effet, les parcs automobiles américains, brésiliens et mondiaux carburent majoritairement à l’essence quand pour l’Europe, c’est le Diesel. Et l’alcool carburant peut remplacer l’essence ou se mélanger sans problème.

Ce processus contingent lié à l’actualité sur les biocarburants me mènera à de nombreuses questions dont celle de l’échec de Jean Chambrin qui s’est expatrié au Brésil et qui a été dévalorisé dans ses recherches par nombre de personnes et par le pouvoir politico-industriel après le premier choc pétrolier de1973, lui qui voulait aider son pays par son invention : le moteur à eau et alcool.

À travers cet exemple sont montrés les liens et la place de la France et d’un département, la Seine-Maritime dans la recherche d’un développement des biocarburants et de techniques correspondantes. Des pistes existent entre le développement et la création de la recherche universitaire sur la motorisation à Rouen juszqu’à aujourd’hui avec le pôle Movéo, avec l’installation du Coria, laboratoire d’aérothermochimie créé en 1975 par des chercheurs venant de l’ancien laboratoire de chez ESSO et l’affaire Chambrin. Enquête et analyse sont faites sur le lien de cette tentative de développement, le discours politique et l’expertise. On remarque ainsi à travers l’expertise et ce discours que l’avenir énergétique pour le futur reste aléatoire. Cette analyse me conduit dans ma thèse soutenue en 2010 à réfléchir sur les trois générations de biocarburants et la chimie verte. Est-ce qu’une nouvelle expertise en fonction d’une exploitation respectueuse de la biomasse serait en train de naître ? Cela n’est pas évident compte tenu des tensions entre la pétro-industrie, l’agro-industrie, l’agriculture bio et l’expertise dans sa validité.

Pourtant dés le années 70 dans ce respect à Rouen, l’inventeur Jean Chambrin fait des recherches d’adjonction d’eau sur le fonctionnement des moteurs de véhicules de transport, de foyers de chaudières, sans changer fondamentalement de technologie. Il utilise de l’alcool, entre autres, comme carburant pour faire des économies mais aussi pour préserver l’environnement. Il pensait, par son procédé, retirer l’hydrogène de l’eau comme dans la pile à combustible. On peut remarquer à travers l’histoire, qu’à chaque fois qu’une rupture sociologique se produit, soit dans son expansion ou sa réduction, des individus se mobilisent pour inventer ou innover de nouveaux procédés. Jean Chambrin est l’un de ceux-là. Décédé au Brésil, à titre posthume, il mérite la légion d’honneur.

La peur et la terreur pour se maintenir au pouvoir : un héritage mitterrandien

Se servir de la peur, utiliser la terreur, favoriser l’inquiétude permanente d’une partie du peuple pour qu’à chaque élection, les élus socialistes d’abord avec aujourd’hui ceux de la droite, se maintiennent au pouvoir et dans leurs prébendes. Ils ont pour cela un outil dont ils usent et abusent : le Front National. Pour ces élections régionales, le gouvernement, nombre de médias, un ensemble de partis politiques ont secoué le FN en le nazifiant plus qu’il ne l’est comme une bannière, un épouvantail à électeurs manipulables et émotifs n’y connaissant rien à la conduite machiavélique du pouvoir capitaliste, de ses agents et de ses partis politiques, même de gauche utilisant ses critères de gestion.

Le Président

Cela dure depuis 1984. « En faisant ouvrir toutes grandes les antennes de la radio-télévision d’État au Front national, avant les élections européennes de 1984, il (François Mitterrand) a assuré son lancement. En instituant, en 1985, un nouveau mode de scrutin, la proportionnelle, il a permis à l’extrême droite de constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. En agitant ensuite le chiffon rouge de la participation des immigrés aux élections locales avant la plupart des échéances électorales, notamment la présidentielle de 1988, il a permis à l’extrême droite d’accroître son audience. Enfin, en laissant le garde des Sceaux demander, en 1989, la levée de l’immunité parlementaire de Jean ­Marie Le Pen après qu’il eut proféré un mauvais calembour « Durafour-crématoire », il a permis à l’intéressé de se poser en victime. Sur les calculs et les arrière-pensées du Président, le doute n’est guère permis. Il ne s’est jamais laissé aller à la confidence sur la question. Mais ses hommes ont, parfois, cassé le morceau. En petit comité, cela va de soi.

« On a tout intérêt à pousser le Front national, disait ainsi, un jour, Pierre Bérégovoy. Il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C’est la chance historique des socialistes » (Franz Olivier Giesbert, Le Président 1990, Seuil, Paris p. 14-15)

Cela n’a fait que s’amplifier depuis, mais il n’y pas que cela. Nous avons aujourd’hui, de plus, l’extrémisme et terrorisme religieux qui est comparable à la SS Das Reich et le massacre du 10 juin 1944 à Oradour sur Glane. L’inquiétude généralisée est en marche. En effet, pour exemple où dans une brasserie à Metz lors du Marché de Noel ce dimanche 13 décembre, lorsque qu’un ballon de baudruche éclata, un silence d’une seconde inonda la salle remplie de monde. Cet effet psychosociologique inconscient montre que cette attitude concoure à réfléchir et à croire à une manipulation de masse organisée et théorisée. L’état d’urgence ne fait qu’amplifier ce phénomène.

 

 

Le symbole de tous les Français : instrumentalisé ?

Un drapeau Bleu, Blanc, Rouge chacun à sa fenêtre ! Vive le patriotisme ! Mais c’est oublié, encore dernièrement et il y a quelques années avant 1997 et jusqu’en 2008 où François Hollande était Premier secrétaire du Parti Socialiste, qu’au sein de ce parti le drapeau national n’était pas le bien venu, au même titre d’ailleurs que les mots République, Nation, Souveraineté. Ces symboles et mots forts de la France des lumières étaient laissés au Front National. Les adhérents du PS n’osaient plus les utiliser tellement ils servaient de repoussoir et d’oripeaux appartenant à ce mouvement.

Tout était fait pour qu’ils inquiètent et fassent peur autant que le FN afin que les électrices et électeurs votent PS ; car les dirigeants de ce parti croient toujours que leur chance de rester au pouvoir est la montée de l’extrême droite. Puis la droite avec Sarkozy a utilisé notre symbole national dans ses meetings pour le récupérer sur la marge idéologique du FN. Pendant  ce temps dans ceux du PS  les seuls drapeaux que l’on voyait étaient roses, logo compris, et européens. Rares étaient les drapeaux de notre Nation tenu par une militante ou militant.

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Est-ce que les mots d’ordre d’aujourd’hui ne risquent-ils pas de conduire à une autre servitude ? Cela me fait penser de la façon dont à été utilisé notre drapeau pendant la guerre de Libye où Bernard-Henri LEVY (BHL) a instrumentalisé celui-ci.

Ainsi il annonce au président SARKOZY, dès son retour de la ville rebelle de Benghazi, en mars 2011 : « Le sang des Libyens éclaboussera le drapeau français qui flotte sur Benghazi. Si ça se trouve, ce drapeau sera leur linceul». Le philosophe réitéra son invocation du drapeau, lors d’un entretien radiodiffusé pour tenter d’emporter le soutien des Français dans cette entreprise militaire. BHL convoque donc le drapeau national pour sensibiliser les Français au drame libyen et leur rappeler implicitement que la France serait le pays des droits de l’homme, de la défense universelle de la liberté… et que le fait de laisser notre drapeau taché du sang des rebelles serait une capitulation de nos valeurs, une sorte de défaite en rase campagne de nos propres idéaux. Force est de constater que la France, qu’elle soit révolutionnaire ou du 3e millénaire, reste sensible à cette geste nationale qui confine ici au récit de propagande au sens littéral du terme, puisque le mot « propagande » signifie tout simplement une action visant à propager la foi. Serait-ce la préfiguration d’un nouveau concept : le patriotisme humanitaire armé ? »

(D’après Derdaelle Elodie, 2011, page 15, Maître de conférence de droit public, Nancy 2 http://www.droitconstitutionnel.org/congresNancy/comN1/derdaeleT1.pdf)