Raison de mon désabonnement au Magasine Marianne

 

Lettre à la direction de Marianne

Madame, Monsieur

Par la présente je vous demande de me désabonner de votre magasine qui est devenu petit à petit partisan et n’est plus objectif comme autrefois et que j’appréciais.

Voici la dernière raison qui me fait prendre cette décision :

Cet extrait de l’éditorial de Jacques Juliard du n° 1050-1051 du 9 au 18 mai 17  est la preuve de votre parti pris et de votre idéologie depuis plusieurs mois:  « S’il devait subsister une seule image du cauchemar présidentiel que nous venons de vivre, ce serait sans conteste celle où la fausse princesse du conte, démasquée par le chevalier blanc, se transforme sous nos yeux médusés en une horrible mégère, les traits convulsés par la haine, la bouche tordue, vomissant des torrents de crapauds, de scorpions et de couleuvres. Ceux et celles qui à cet instant précis, ayant d’abord décidé de s’abstenir, voire de voter Le Pen, n’ont pas sur-le-champ retourné leur position, écœurés par tant de bassesse, sont, permettez-moi de le dire poliment, des jean-foutre ou, pis que cela, des idéalistes. »

Comme M. Macron vous faites de celle-ci « La grande prêtresse de la peur ». J’ai appris par mon éducation morale et citoyenne que l’on ne dit pas cela de son pire ennemi. Vous combattez l’extrémisme en utilisant les mêmes anathèmes que celles que vous combattez, plutôt que par la culture. Non seulement vous outragez  le symbolisme du mot « Marianne », mais vous utilisez une phraséologie insultante à l’égard de vos lecteurs qui se sont abstenus ou ont voté blanc à ces dernières élections mais aussi ceux qui peuvent avoir votés MLP du Front National. Vous vous ressemblez. Que cherchez vous donc, la paix ou la guerre ?

Je vous rappellerai que concernant l’instrumentalisation du FN, le tournant décisif est pris en mars 1983, avec la politique de rigueur. Le Président Mitterrand qui a sabordé l’éducation populaire issue du CNR revient sur ses engagements économiques.  Il ouvre la voie à un processus de privatisations après les nationalisations de début de mandat. Les marchés financiers sont partiellement dérégulés. La plupart des entreprises qui ont été nationalisées entre 1981 et 1984 seront privatisées sous le gouvernement Jacques Chirac entre 1986 et 1988 ; on peut considérer qu’à partir de 1984, la France quitte un fonctionnement économique étatisé (le capitalisme monopoliste d’état mis en place par De Gaulle) et adopte davantage un fonctionnement d’économie  de marché au service de la finance ; ce qui va favoriser  un « lumpen-prolétariat » par l’accroissement systématique du chômage et la destruction du lien social. En même temps, Mitterrand permet au Front national d’avoir pignon sur la place politique lui qui était à 0,2 % :

« Sur les conseils de Michel Charasse, François Mitterrand signe, le 22 juin, une réponse écrite à Jean-Marie Le Pen: « Il est regrettable que le congrès d’un parti soit ignoré par Radio-Télévision. […] Elle ne saurait méconnaître l’obligation de pluralisme qui lui incombe […]. L’incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d’ores et déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d’appeler l’attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m’avez saisi. »

Au cours d’un point de presse organisé peu après, Michel Collinot salue, au nom du Front National, la « courtoisie du chef de l’État » qui a bien voulu répondre à la missive de Jean-Marie Le Pen. » (Enquête sur François Mitterand et l’extrême droite Emmanuel Faux, Thomas Legrand, Gilles Perez Le Seuil, Sept. 1994 extraits : pages 18 à 31)

Cette politique du gouvernement Fabius est voulue. En effet, favoriser les courants extrémistes est utile, comme l’a déclaré Pierre Berégovoy  en 1984 avant son suicide en 1993 : « Au parti socialiste, on a tout intérêt à pousser le front national, (…) Il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattable. C’est la chance historique des socialistes ».[1]

En France, ce que l’on a connu de la Nation, de la souveraineté, de la République, de la laïcité, de l’égalité, a été mis en pâture, une soupe exquise pour les extrémismes politiques et religieux.

Cette manipulation politique n’a pas servi le nationalisme ouvert issu de la philosophie des lumières et de la Révolution que nous avons connu et qui  est en voie de disparition. Par contre, elle a favorisé et établi la progression extraordinaire et permanente de l’autre nationalisme fermé, xénophobe, raciste, fondé sur un monde en décadence et qui  croit en  l’obligation de préserver le peuple contre tous les agents de corruption. Cela va de paire en coopération entre ethnies et races de chaque nation, pourvu que ces communautés ne quittent pas leurs frontières. Cette vision extrémiste et pessimiste  de la nation, ce recentrage sur un espace géographique fermé est la résultante de  cette politique de la sociale démocratie française fédéraliste et  européenne  incluant l’ensemble des nations européennes dans un brouillon d’économie  libérale au service de l’atlantisme. Ce sont ses dirigeants qui ont fait le lit aux fascismes en Europe hier (en 1933 en Allemagne avec la République de Weimar combattant le peuple et laissant le capitalisme nourrir le national socialisme contre l’URSS), et aujourd’hui dans le monde avec l’extrémisme pseudo religieux et en France avec la montée du FN.

Depuis 1983, l’instrumentalisation du FN n’a fait que progresser à chaque élection pour maintenir le pouvoir en place et vous le savez. Vous avez de temps en temps dénoncé cela, mais rarement car cela n’est pas votre fonds de commerce.

Vous faites donc partie de ces faiseurs d’opinions qui  nous mentent en nous disant que nous sommes à un clivage, un basculement, un enterrement des vieux partis pour faire du neuf,  de la politique autrement, un renouveau. Cela est totalement faux, car il s’agit d’une stratégie  politique réfléchie scientifiquement et psycho-sociologiquement depuis 35 ans par les professionnels de la politique.  M. Macron en est un !

Recevez mes salutations distinguées.

Armand LEGAY

La Nation en danger

 

La Nation en danger

Notre Nation en tant qu’être et corps social est malade et en danger. En 40 ans de pouvoir voilà ce que les professionnels de la politique et tous les partis  ont réussi : la liquidation de notre pays sur l’hôtel de la finance. Les faiseurs d’opinions nous disent que nous sommes à un clivage, un basculement, un enterrement des vieux partis pour faire de la politique autrement, un renouveau. Effectivement le débat Macron-Lepen du mercredi 3 mai 2017 en est la preuve.  L’invective, l’insulte, le mensonge voilà ce qui était surtout présent, autant chez l’une que chez l’autre de manières différentes. Ils ont montré par leurs programmes et leurs hargnes continus le délitement de la France. Aucun  d’eux n’est à l’image de notre pays, de son histoire et de  la souveraineté comprise  et nécessaire à notre Peuple. Pour moi cela sera le vote blanc contre cette élection présidentielle (dont je veux la suppression) qui est un outil de soumission du peuple !b_1_q_0_p_0

La suite et les législatives feront que chaque député.e rentrera dans un moule formateur et deviendra à son tour un ou une professionnelle de la politique. Pour s’en rendre compte, il suffit d’analyser les carrières de celles et ceux qui sont déjà passés par là. A part quelques exceptions…, ils n’ont jamais démissionné en bloc, à ce que je sache !

Le seul renouveau dans tout cela, c’est l’utilisation des extrémismes religieux et politiques. Pour ces élections  c’est le FN. Une hydre, un épouvantail de la Haine élaborée historiquement depuis 1983 par Mitterrand, le PS et ses instances actuelles, Hollande compris pour rester au pouvoir, pour en faire comme l’a dit Macron de MLP lors de ce débat : « la grande  prêtresse de la peur » afin de manipuler les masses dans cette continuité néolibérale historique et mettre au pouvoir  à la tête du pays, un homme en collusion avec la finance internationale. Tous les partis, peu ou prou,  ont cautionné cela !

Malgré ces temps sombres c’est de cette Nation pour autant dont nous devons être fiers par son histoire. Cela a commencé, non pas à l’époque de Jeanne d’Arc, mais dès le néolithique par des conquêtes et guerres pour le contrôle de futurs territoires qui ont fait la géographie de la France. Cet être qu’est notre Nation subissant le règne de vieilles conventions d’avant 1789 et des puissances économiques capitalistes issues du 19éme siècle que l’on croit modernes fait qu’il est inévitable que se produise une éruption « déstruction-construction » de forces politiques qui respectent ou ne respectent pas la vie et le sens commun. En ce sens, il y a explosion et bouleversement (révolution ou contre-révolution) qu’en tant que phénomène de masse ; mais ce phénomène psychique (négatif ou positif) ne l’est pas dans la tête d’une majorité d’individus (pour l’instant) qui se soumet consciemment ou inconsciemment à ces puissances supérieures et met son pouvoir à leur service. Cela fait partie de ce corps social et de sa culture (avec ses contradictions et antagonismes) qu’est la France. Ira-t-on vers des conflits graves ou vers  le vivre ensemble ?

Tout dépendra de la manipulation de l’opinion par les mass-médias et les professionnels de la politique.

Pour notre respect et notre souveraineté, partisans de la paix pour une vie meilleure travaillons à un nouvel espoir : Une autre constitution du peuple, par le peuple et pour le peuple pour tous et toutes  les citoyen.nes de l’arc républicain en excluant tous les professionnels de la politique qui nous ont mis dans cette chienlit.  Il nous faut à coup sûr une éducation populaire performante du XXIe siècle associée au symbolisme national par  un combat éducatif laïc et social. Former des citoyen.nes du futur et construire un large consensus est un enjeu majeur en ce qui concerne l’élaboration et la transformation par les citoyen.nes, des institutions de la République et de leurs contenus et ainsi réinventer une véritable démocratie nationale.

C’est un devoir pour que notre Nation telle que définie à l’article 3 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 perdure : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » L’hérédité royale est devenue  ainsi par cet article l’hérédité du Peuple ! Cet héritage nous appartient !

 

Signez la pétition pour une constituante !

http://votes.website-montpellier.fr/

 

Dégageons la présidentielle

Dehors tous ces professionnels de la politique !!!

Dégageons la présidentielle, cette usine à soumission, avec un max de vote blanc !

Montrons leur que nous ne sommes pas dupes, que l’une, Marine Le Pen est l’héritière de l’extrême droite, manipulée par le PS et Mitterrand dès 1983 et aujourd’hui toujours pour rester au pouvoir par François Hollande, le père de Macron, héritier de la dictature de la finance : deux hydres issues d’un même système politique, philosophique, sociologique, soit un terme que d’aucuns n’ osent plus utiliser, le « capitalisme » et ces méandres, dont la sociale démocratie, contre tous les peuples de la planète !!!

10003693_648983341804365_1485736924_o

LA PLUS GRANDE MANIPULATION DEPUIS 1789

Nous venons d’assister à la plus grande manipulation du Peuple depuis la Révolution. L’artisan de cette manipulation politique est François Hollande, lui qui avait tous les pouvoirs lors son élection comme aucun président n’en n’avait jamais eu depuis 1789 : Présidence, régions, sénat, assemblée Nationale, conseils régionaux, les plus grandes ville de France.
Artisan de la démission de Macron pour le placer en tête lors de ce premier tour de l’élection présidentielle, il a, sans doute, appeler à voter pour lui. Du même coup, il est le fossoyeur de la gauche et de ses valeurs. Le résultat de la FI et du PS sont là pour le confirmer, malgré le score de Mélenchon. Hollande aura réussi à manipuler tous ces professionnels de la politique qui à leur tour auront entraîné le peuple de France dans cette défaite. Il faut supprimer cette élection présidentielle, cette soumission du Peuple et aller vers une constituante n’excluant pas la politique, mais tous les professionnels de la politique et de ces politiques qui nous ont mis dans la chienlit !!!!

 

c-h52r4xuae6usm

FIER DE NOTRE NATION

Une historiographie récente, masochiste et réductrice travaille à rabaisser la Nation française. Ce texte ne veut pas faire une apologie de  celle-ci, mais rappeler quelques éléments clés qui la constitue et dont nous devons être fiers.

Statut place de la nation

La Nation ou communauté de citoyen.nes

D’après le Dictionnaire Larousse, la Nation est un ensemble d’êtres humains vivants dans un même territoire, ayant une communauté d’origine, d’histoire, de culture, de traditions, parfois de langue, et constituant une communauté politique. C’est une entité abstraite, collective et indivisible, distincte des individus qui la composent et titulaire de la souveraineté.

Selon le dictionnaire en ligne du CNRS ATILF, la Nation peut recouvrir plusieurs sens :

– Cela peut être un « groupe d’hommes dont les membres sont unis par une origine réelle ou supposée commune et qui sont organisés primitivement sur un territoire.

– Pour Joseph de Maistre, 1810, c’est un groupe humain, généralement assez vaste, dont les membres sont liés par des affinités tenant à un ensemble d’éléments communs ethniques, sociaux (langue, religion, etc.) et subjectifs (traditions historiques, culturelles, etc.) dont la cohérence repose sur une aspiration à former ou à maintenir une communauté.

– Cela peut être aussi un groupe humain stable, établi sur un territoire défini constituant une unité économique, caractérisé par une auto-conscience ethnique (marquée par l’idée de la communauté d’origine et de destinée historique), une langue et une culture communes, formant une communauté politique personnifiée par une autorité souveraine et correspondant à un stade évolué du mode et des rapports de production. Selon Jaurès « Aucune [personne humaine] ne doit être privée des moyens positifs de travailler librement, sans dépendance servile à l’égard de qui que ce soit. C’est donc dans la Nation que le droit de tous les individus, aujourd’hui, demain et toujours, trouve sa garantie » (JAURÈS, Ét. soc., 1901, p.132) :

– Ou encore selon Roger MARTELLI, dans son livre La Nation, Paris, Éd. soc., 1979, p.22, la nation ne put apparaître, en tant que telle, à la surface des rapports sociaux, qu’au moment où se cristallisèrent les contradictions de classes, où elles nécessitèrent l’intervention directe des masses populaires. Pendant la Révolution française c’est un ensemble des personnes formant le Tiers État.

Ma définition personnelle est la suivante : « La Nation est une forme collective d’individuation[1] humaine regroupant des populations de mêmes origines ou distinctes faisant une même société reconnue par l’ensemble des membres du peuple souverain sur un même territoire et ses frontières et ayant construit une constitution comprise par toutes et tous pour autorité incontestée. »

Origine de la Nation française

À partir de la Révolution, le terme Nation prend un sens politique précis et désigne une forme d’organisation sociale spécifique. Conjointement à cette acception, ce terme s’applique encore à cette époque à des groupes humains ayant eu des expériences d’organisation politique autonome, groupes qui ont en partie survécu à leur intégration dans le royaume de France avant 1789.

Plus tard, en 1882, niant l’importance de la géographie, de la race ou de la langue, Renan définit la Nation comme un « plébiscite de tous les instants ». Michelet, quant à lui, dans la préface de 1869 à son Histoire de France écrivait : « La France a fait la France, et l’élément fatal de race m’y semble secondaire. Elle est fille de sa liberté. Dans le progrès humain, la part essentielle est à la force vive, qu’on appelle homme. L’homme est son propre Prométhée. »

Pour Fustel de Coulanges, 1870, « ce qui distingue les nations, ce n’est ni la race, ni la langue. Les hommes sentent dans leur cœur qu’ils sont un même peuple lorsqu’ils ont une communauté d’idées, d’intérêts, d’affections, de souvenirs et d’espérances. Voilà ce qui fait la patrie. Voilà pourquoi les hommes veulent marcher ensemble, ensemble travailler, ensemble combattre, vivre et mourir les uns pour les autres. La patrie, c’est ce qu’on aime. Il se peut que l’Alsace soit allemande par la race et par le langage ; mais par la nationalité et le sentiment de la patrie elle est française. »

Il ouvre la voie au Renan de 1882 dans sa conférence à la Sorbonne “Qu’est-ce qu’une nation ?”

Pour lui, l’essentiel de « Qu’est-ce qu’une Nation ? » réside dans la définition double que Renan formule à l’issue de sa conférence : «Une nation est une âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire, n’en font qu’une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L’une est dans le passé, l’autre dans le présent. L’une est la possession en commun d’un riche legs de souvenirs ; l’autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l’héritage qu’on a reçu indivis. L’homme, Messieurs, ne s’improvise pas. La nation, comme l’individu, est l’aboutissant d’un long passé d’efforts, de sacrifices et de dévouements. Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont fait ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j’entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans le passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu’on a consentis, des maux qu’on a soufferts. On aime la maison qu’on a bâtie et qu’on transmet. Le chant spartiate : « Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes » est dans sa simplicité l’hymne abrégé de toute patrie. » (p.50)

je sui charlie

La volonté fédéraliste et atlantique de destruction de la Nation française

À partir de ces définitions, qui montrent la Nation française comme le corps d’un être complexe, elle n’est plus telle que nous l’avons connue et vécue. Elle est en voie de disparition. Un dé-tricotage s’est opéré subrepticement dans toutes les structures de la société depuis la libération. Cela depuis le plan Marchal en Europe en passant par la CEE et l’ensemble des traités depuis 1951[2] qui nous ont conduits à Maastricht en 1992 et Lisbonne en 2005. Il est à rappeler ici que de Gaulle et Adenauer en 1962 parlaient de coopération et d’Europe confédérale. L’idéologie, la politique, la philosophie, l’économie du capitalisme a fait son œuvre sur nos territoires en collusion avec presque l’ensemble de tous les partis politiques pour déconstruire notre Nation et en faire une entité faite de 13 régions sans l’avis du peuple, avec cet étrange mot subsidiarité et son principe[3], incompréhensible pour la majorité, tels que le veulent les fédéralistes européens et mondialistes. L’on peut aussi appliquer cette subsidiarité à l’ensemble des éditoriaux médiatiques et politiques qui fabriquent l’opinion. Ainsi, nous déléguons à ces faiseurs d’opinions virtuelles nos idéaux, nos révoltes, nos peurs, notre inquiétude du devenir.

Cela nourrit la servitude volontaire inconsciente et conforte l’absence de prise de responsabilité citoyenne. Cette Europe au service de la finance, couplée à une technique numérique éminemment politique au service du capital international, avec ses dirigeants fédéralistes a dépouillé nécessairement la France des ses valeurs et de son économie pour nous conduire sur le marché global. Pour perdurer, le capitalisme à toujours pratiqué la destruction créatrice. Pour lui, combattre les Nations pour se les asservir en y prenant le pouvoir par l’extrémisme, l’intervention militaire et la guerre est nécessaire.

En France, ce que l’on a connu de la Nation, de la souveraineté, de la République, de la laïcité, de l’égalité, a été mis en pâture, une soupe exquise pour les extrémismes politiques et religieux. Si les symboles de la Nation, de la patrie ont été repris de façon dévoyée après les attentats de Charlie Hebdo, eux aussi ont été abandonnés pendant des décennies. Le drapeau et l’hymne national et ce qui est écrit au fronton des mairies, sur les monuments aux morts ont été et sont toujours mis en pâture aux extrémismes. Comme on peut le penser, cela permet au capitalisme quand il ne peut pas contrôler les Nations, de créer les conditions d’un autre asservissement de celle-ci avec ses outils pervers que sont les jusqu’au-boutismes, les fascismes pour plus tard les contrôler face à tous systèmes ou idées politiques antagonistes a contrario des siennes.

De l’abandon des valeurs de la Nation au profit du nationalisme xénophobe

Le tournant décisif est pris en mars 1983, avec la politique de rigueur. Le Président Mitterrand revient sur ses engagements économiques. Il ouvre la voie à un processus de privatisations après les nationalisations de début de mandat. Les marchés financiers sont partiellement dérégulés.

La plupart des entreprises qui ont été nationalisées entre 1981 et 1984 seront privatisées sous le gouvernement Jacques Chirac entre 1986 et 1988 ; on peut considérer qu’à partir de 1984, la France quitte un fonctionnement économique étatisé (le capitalisme monopoliste d’état mis en place par De Gaulle) et adopte davantage un fonctionnement d’économie de marché au service de la finance. En même temps, Mitterrand permet au Front national d’avoir pignon sur la place politique lui qui était à 0,2 % :

« Sur les conseils de Michel Charasse, François Mitterrand signe, le 22 juin, une réponse écrite à Jean-Marie Le Pen: « Il est regrettable que le congrès d’un parti soit ignoré par Radio-Télévision. […] Elle ne saurait méconnaître l’obligation de pluralisme qui lui incombe […]. L’incident que vous signalez ne devrait donc plus se reproduire. Mais d’ores et déjà, je demande à Monsieur le Ministre de la Communication d’appeler l’attention des responsables des sociétés Radio-Télévision sur le manquement dont vous m’avez saisi. »

Au cours d’un point de presse organisé peu après, Michel Collinot salue, au nom du Front national, la « courtoisie du chef de l’État » qui a bien voulu répondre à la missive de Jean-Marie Le Pen. » (Enquête sur François Mitterand et l’extrême droite Emmanuel Faux, Thomas Legrand, Gilles Perez Le Seuil, Sept. 1994 extraits : pages 18 à 31)

Cette politique du gouvernement Fabius est voulue. En effet, favoriser les courants extrémistes est utile, comme l’a déclaré Pierre Berégovoy en 1984 avant son suicide en 1993 : « Au parti socialiste, on a tout intérêt à pousser le front national, (…) Il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattable. C’est la chance historique des socialistes ».[4]

Cette manipulation politique n’a pas servi ce nationalisme ouvert cité plus haut issu de la philosophie des lumières et de la Révolution que nous avons connu et qui est en voie de disparition. Par contre, elle a permis la progression extraordinaire de l’autre nationalisme fermé, xénophobe, raciste, fondé sur un monde en décadence et qui croit en l’obligation de préserver le peuple contre tous les agents de corruption. Cela va de paire en coopération entre ethnies et races de chaque nation, pourvu que ces communautés ne quittent pas leurs frontières. Cette vision extrémiste et pessimiste de la nation, ce recentrage sur un espace géographique fermé est la résultante de  cette politique de la sociale démocratie française fédéraliste et européenne incluant l’ensemble des nations européennes dans un brouilly commun d’économie libérale. Ce sont ses dirigeants qui ont fait le lit aux fascismes en Europe hier (en 1933 en Allemagne avec la République de Weimar combattant le peuple et laissant le capitalisme nourrir le national socialisme contre l’URSS), et aujourd’hui dans le monde avec l’extrémisme pseudo religieux et en France avec la montée du FN.

La-nation-selon-Fichte_2

Un renouveau politique, éducatif et culturel pour sauver la Nation

Aujourd’hui, pour sortir du piège de la dette et de la vassalisation de la France à cette Europe fédéraliste germano-américaine et à l’OTAN, à la finance internationale sous hégémonie états-unienne, il nous faut rétablir l’indépendance politique et économique de notre Nation.

Dans cette perspective, je pense que la réforme de notre constitution actuelle est nécessaire. Personnellement, j’opte pour la mise en place d’une Assemblée constituante élue au suffrage universel avec des délégué.es issue.es du peuple, sans exclure la politique, mais les professionnels de la politique qui pour la plupart ont sabordé notre Nation depuis 60 ans. Pour amorcer et développer une réflexion et une dynamique vers cette constituante pour une Nation et une République inédite, un compromis historique et l’Union du Peuple de France dans son arc républicain, au-delà des clivages, doivent être recherchés. Malgré que selon des études le quotient moyen ait baissé de 14% en Angleterre depuis la seconde révolution industrielle et baissé de 4 points en France en 10 ans (les échos du 27 janvier 2017), il nous faut à coup sûr une éducation populaire performante du XXIe siècle associée au symbolisme national par un combat éducatif laïc et social. Former des citoyen.nes du futur et construire un large consensus est un enjeu majeur en ce qui concerne l’élaboration et la transformation par les citoyen.nes, des institutions de la République et de leurs contenus et ainsi réinventer une véritable démocratie nationale, un devoir pour que notre Nation telle que définie à l’article 3 de la déclaration des droits de l’homme de 1789 perdure : « Le principe de toute Souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément. » L’hérédité royale est devenue ainsi par cet article l’hérédité du Peuple ! Cet héritage nous appartient !


[1] L’individuation, (au contraire de l’individualisme), est synonyme d’un accomplissement meilleur et plus complet des tâches collectives d’un être, une prise en considération suffisante de particularités permettant d’attendre de lui qu’il soit dans l’édifice social une pierre mieux appropriée et mieux insérée que si ces mêmes particularités demeurait négligées ou réprimées. (C. G. Jung, 1963, p. 199, L’Ame et la Vie, livre de poche, Buchet/Chastel Paris 415 p.)

[2] Le 18 avril 1951, la Communauté européenne du charbon et de l’acier (CECA) est créée, pour une période de 50 ans, avec la signature du traité de Paris par six pays : la Belgique, la France, l’Italie, le Luxembourg, les Pays-Bas et la République fédérale d’Allemagne (RFA). (Wikipédia)

[3]Le principe de subsidiarité est consacré par le traité de Lisbonne comme principe fondamental de l’Union, aux côtés des principes d’attribution et de proportionnalité (art. 5 TUE). Il consiste à réserver uniquement à l’échelon supérieur ici l’Union européenne (UE) – uniquement ce que l’échelon inférieur – les États membres de l’UE – ne pourrait effectuer que de manière moins efficace. Ce principe a été introduit dans le droit européen par le traité de Maastricht (1992). Cependant, son existence est beaucoup plus ancienne : on en retrouve déjà l’esprit chez Aristote ou Saint Thomas d’Aquin. Il régit également les rapports entre l’État et les Länder en Allemagne. (http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/union-europeenne/fonctionnement/france-ue/qu-est-ce-que-principe-subsidiarite.html)

[4] Entretien avec Franz-olivier Giesbert, 1984, Le Président, Edition du Seuil, 1990, p.15

Pour que la Poste du Havre port ne disparaisse pas ! Lettre ouverte au Directeur Régional de la Poste de Haute Normandie

 

colère

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Armand LEGAY  à Monsieur Jean Philippe POMA,

Directeur du réseau La Poste

76600 LE HAVRE de Haute Normandie

6, Bd de la Marne

76035 ROUEN CEDEX

Au Havre le 30/01/17

Monsieur,

En réponse à votre courrier du 17 janvier dans lequel vous dites avoir examiné avec attention notre pétition, aux noms des pétitionnaires, j’ai le regret de constater que vos propos ne répondent aucunement à nos demandes. En effet, dans votre premier paragraphe vous écrivez que « Sur le bureau de Poste du Havre Les Halles auquel vous faites référence des investissements ont été réalisés pour rendre l’accueil beaucoup plus fluide. »

Si vous avez lu notre texte et celui du courrier au Maire du Havre nous ne faisons aucunement référence à l’agence postale des Halles que nous ne citons qu’une seule fois. Plutôt que d’investir sur cette agence de façon péremptoire en provoquant la mort prochaine de notre bureau Havre Port, la consultation des habitants eût été préférable. Vous ne l’avez pas faite car vous connaissiez la réponse positive d’une éventuelle enquête sur le maintien de cette dernière en relation avec celle des Halles.

Par ailleurs, vous nous expliquez des délais d’attente courts aux Halles qui, selon des experts que vous ne nommez pas, contrediraient ce que vit le public des quartiers allant dans cette agence. Comment se fait-il alors qu’après votre investissement tout numérique sur cette agence qu’une partie de la clientèle ait rejoint celle du Havre Port ?

Dans votre argumentaire vous ne citez toujours et toujours que l’agence des Halles qui n’a rien à voir avec la pétition pour le maintien de celle du Havre port. Vous parlez de prestataires externes. Vous savez aussi bien que nous qu’une expertise est toujours orientée en fonction du commanditaire. Renseignez vous et vous verrez que sur 40 expertises sur un même sujet avec des commanditaires différents, 50% sont pour, 50% sont contre.

Vous souhaitez offrir   « des points de service aux horaires élargis pour les clients citadins (…) travaillant tard, avec des trajets travail-domicile parfois un peu longs. Cette solution passe par des partenariats conclus avec des commerçants sous la forme de Relais Poste Urbains. » Vous précisez qu’un « relais Poste Urbain sera mis en place au Havre Port au premier semestre 2017 » chez un commerçant. Pourquoi nos quartiers de personnes aux tempes grises en majorité (La Silveréco) doivent-ils être les « cobayes » de ce système pour actifs du XXIème siècle ?

Vous ne parlez pas des prestations qui disparaîtront et qui étaient assurées par l’agence du Havre port que vous avez supprimées petit à petit et que vous avez reléguées aux Halles centrales. D’autre part, nous savons que vous êtes en tractation commerciale avec le « Carrefour City », 156, rue de Paris à 500 mètres de l’agence Havre port. Sans doute n’avez-vous pas trouvé de commerçant plus proche et coopératif, bien sûr ! Quant à votre argument  « clients citadins ayant des besoins particuliers en termes d’accessibilité (travaillant tard, avec des trajets travail-domicile parfois un peu longs) » que faite vous des autres dans des quartiers qui vieillissent : Personnes âgées, handicapé.e.s, mamans avec enfants, commerçants, prestataires de service à domicile, etc…

Vous dites par ailleurs dans ce Relais Poste que vous préconisez  que « Les habitants du quartier pourront également venir retirer leurs « instances » courrier et colis, ce qui constituera d’ailleurs un service supplémentaire par rapport à la situation actuelle ». Et même si les habitants prennent leurs colis tout en faisant leurs courses, comment transporter tout ceci sur 500 mètres et à pied ?

Vous avez détruit en catimini une situation alors que ce bureau du Havre port donnait toutes les satisfactions au public, il y a encore quelques mois. Nous n’avions pas besoin d’aller aux Halles pour retirer nos colis et autres envois. Aujourd’hui encore c’est prés de 100 personnes par jour qui fréquentent cette agence, autant que la Poste d’Octeville quant d’autres bureaux de ville ont une moindre fréquentation et ne sont pas menacés. Subrepticement dans ce bureau du Havre port, nous avons pu constater aussi que les employé.e.s étaient plus ou moins punis par l’ambiance du public entretenue par votre nouvelle organisation. Est-ce volontaire ?

Quant à votre argument de maintenir le distributeur de billets à sa place actuelle pour les habitants des quartiers, c’est vraiment le moindre que vous puissiez faire ! Ces habitants ne sont pas les seuls à l’utiliser ce « DAB ». Pour la première fois vous faites référence au tourisme en utilisant le terme « croisiéristes ». D’un point de vue économique, votre organisation va à contre sens. Elle n’est pas valable car en faisant disparaître l’agence du Havre port et ses services de « Banque Postale » qui existaient encore il y a peu, vous participez à l’appauvrissement des quartiers (du quai Southampton) ; ce qui est un non sens quant au projet touristique du Maire du Havre et à l’économie de notre Ville. Avez-vous pris en compte le projet de grande envergure prévu jusqu’en 2022 et que nos quartiers sont aussi classés UNESCO ?

Vous donnez en exemple que votre investissement aux Halles centrales va permettre à La Poste d’accueillir  « dans ses équipes, une nouvelle fonction de conseiller bancaire. Ce conseiller sera dédié aux professionnels et aux commerçants du quartier pour les accompagner dans leurs projets de type bancaire. De plus, l’emploi de conseiller courrier-colis auprès des professionnels du quartier jusqu’à présent à mi-temps est maintenant passé à temps plein. »

Penser aux commerçants des Halles, les banques situées sur la place l’ont déjà fait, c’est donc un plus tout simplement, « normal » et qui ne vient en rien remplacer ce qui existait au Havre port, il y a encore peu de temps. Il suffisait de prendre rendez vous au Havre port pour voir un conseiller.e au sein de l’agence. Nous ne sommes pas tous des commerçants ! Vous réinventez l’eau chaude sans autant aller vers un progrès économique !

Reconnaissez donc votre erreur d’investissement sur ce local des Halles! A l’agence du Havre Port dont la SCI BP Mixte, filiale de la Poste IMMO est propriétaire, c’est à cet endroit que vous auriez dû partager cet investissement pour une complémentarité digitale et physique, au service de « tous les publics » entre ces deux lieux Port et Halles, tout en travaillant à l’assentiment de votre personnel. Rien n’aurait empêché que des commerçants participent alors à cet effort. Ce qui n’est pas le cas d’après notre « petite enquête, indépendante » !

Vous terminez votre lettre en précisant que ce point de contact chez le commerçant (Carrefour city ?) « sera bien sûr accompagnée par une campagne de communication et d’explication. Des sondages auprès des clients par des organismes comme BVA sur les premiers Relais Poste Urbains installés depuis plus d’un an dans d’autres régions font état d’une excellente satisfaction des clients.» C’est sans doute le cas dans des lieux où il y avait absence de vos prestations ou suppression depuis longtemps (à la campagne par exemple). Pour autant, vous mettez maintenant les bœufs après la charrue. Est-ce un manque d’études préalables qui vous fait proposer cela ?

Nous appelons cela une campagne de formatage des cerveaux. Sommes-nous les bœufs ? D’autres solutions existent. Reconnaissez-le !

Recevez, Monsieur, l’expression de nos salutations distinguées.

clip_image002

Pour les pétitionnaires

Armand Legay

FRANCOIS HOLLANDE RAPPELLERA-IL CELA CE SOIR ?

 

Dira-il qu’en 2012 avec son parti, il détenait la Présidence, l’Assemblée Nationale, les Régions, la plupart des Conseils Généraux, le Conseil économique et social, les plus grandes villes de France, etc… Tous les pouvoirs qu’aucun parti n’avait eu autant depuis la Révolution de 1789 pour en faire quoi :
Çà, les présidentielles de 2017, une machine à chienlit, à soumission et abstention ?! Pour laisser la place à qui ? Au populisme ?

Il nous faut rompre avec cela et travailler à un compromis historique pour une République inédite.
Supprimons la présidentielle et ses résultats, élisons des délégué.e.s de l’arc républicain par circonscription pour une constituante !!! Dégageons non pas la politique, mais tous les professionnel.le.s de la politique qui ont sabordé la France sur l’autel du capitalisme sauvage mondialisé au service de son oligarchie !!!