La peur et la terreur pour se maintenir au pouvoir : un héritage mitterrandien

Se servir de la peur, utiliser la terreur, favoriser l’inquiétude permanente d’une partie du peuple pour qu’à chaque élection, les élus socialistes d’abord avec aujourd’hui ceux de la droite, se maintiennent au pouvoir et dans leurs prébendes. Ils ont pour cela un outil dont ils usent et abusent : le Front National. Pour ces élections régionales, le gouvernement, nombre de médias, un ensemble de partis politiques ont secoué le FN en le nazifiant plus qu’il ne l’est comme une bannière, un épouvantail à électeurs manipulables et émotifs n’y connaissant rien à la conduite machiavélique du pouvoir capitaliste, de ses agents et de ses partis politiques, même de gauche utilisant ses critères de gestion.

Le Président

Cela dure depuis 1984. « En faisant ouvrir toutes grandes les antennes de la radio-télévision d’État au Front national, avant les élections européennes de 1984, il (François Mitterrand) a assuré son lancement. En instituant, en 1985, un nouveau mode de scrutin, la proportionnelle, il a permis à l’extrême droite de constituer un groupe parlementaire à l’Assemblée nationale. En agitant ensuite le chiffon rouge de la participation des immigrés aux élections locales avant la plupart des échéances électorales, notamment la présidentielle de 1988, il a permis à l’extrême droite d’accroître son audience. Enfin, en laissant le garde des Sceaux demander, en 1989, la levée de l’immunité parlementaire de Jean ­Marie Le Pen après qu’il eut proféré un mauvais calembour « Durafour-crématoire », il a permis à l’intéressé de se poser en victime. Sur les calculs et les arrière-pensées du Président, le doute n’est guère permis. Il ne s’est jamais laissé aller à la confidence sur la question. Mais ses hommes ont, parfois, cassé le morceau. En petit comité, cela va de soi.

« On a tout intérêt à pousser le Front national, disait ainsi, un jour, Pierre Bérégovoy. Il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C’est la chance historique des socialistes » (Franz Olivier Giesbert, Le Président 1990, Seuil, Paris p. 14-15)

Cela n’a fait que s’amplifier depuis, mais il n’y pas que cela. Nous avons aujourd’hui, de plus, l’extrémisme et terrorisme religieux qui est comparable à la SS Das Reich et le massacre du 10 juin 1944 à Oradour sur Glane. L’inquiétude généralisée est en marche. En effet, pour exemple où dans une brasserie à Metz lors du Marché de Noel ce dimanche 13 décembre, lorsque qu’un ballon de baudruche éclata, un silence d’une seconde inonda la salle remplie de monde. Cet effet psychosociologique inconscient montre que cette attitude concoure à réfléchir et à croire à une manipulation de masse organisée et théorisée. L’état d’urgence ne fait qu’amplifier ce phénomène.

 

 

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