Contrat social pour une formation citoyenne et professionnelle, nationale et transnationale (1er partie)

Mars 2013

Préambule

Trop d’information tue l’information ou bien sommes-nous dans une société hypnotisée ? Cela serait le deuxième cas, car dés le plus jeune âge, nous, nos enfants et petits-enfants subissons des flots constants de messages numériques, audio visuels comme autant de messages subliminaux de ces dieux actuels médiatiques formatant nos cerveaux. Ces nouvelles croyances, guident nos esprits en résolutions d’actions communes comme auparavant et toujours en celles du Dieu révélé ou des Dieux de l’antiquité[1]. Ils ont pour but de fabriquer des opinions publiques nationales et transnationales avec de futurs adultes dépendants (dans le sens d’addiction) de la technosociété numérique et médiatique au service de l’économie libérale ou d’économie d’Etat.

Accompagnant cette planification globale, l’on constate, bien qu’il y ait des sources et endroits de liberté dans nos sociétés, que la majeure partie de nos semblables est aliénée par cette technique éminemment politique (par son essor et essence de pensée capitaliste et impérialiste et méthode de fabrication voulue ainsi).

Cette contingence de processus graves mène déjà la planète vers des conduites politiques extrémistes sinon fascistes de sociétés. On le voit en Europe et dans le monde. Une éducation nouvelle des peuples à la démocratie, complémentaire à l’enseignement traditionnel quand il existe, est urgente.

Il faut du courage !

Alerte doit être lancée !!!

Sommaire                                                                                              

–        Un contrat social pour une éducation nouvelle et initiatrice 

–        Globalisation de l’économie 

–        Epicure

–        Jean Jacques Rousseau

–      Jean Jacques Rousseau et les quatre éléments de l’alchimie

–        Modèle théorique, philosophique et politique de Rousseau

–        L’évolution technique, vers une technologie au service du vivant

–        Le troisième élément de la biomasse et de l’écosystème, une économie du vivant

–        Extrémisme technologique et politique

–       Pourquoi cette proposition?

–        L’origine de la Direction des mouvements de jeunesse et d’éducation populaire

–     De quoi s’agissait-il?

 –        L’orientation de la loi 1971

 –        Ministère de la formation permanente et citoyenne

 –        Se mettre en rupture totale

 –        Société du courage

 –        Epilogue

–        Annexe

–        Bibliographie

Un contrat social pour une éducation nouvelle et initiatrice

Toute la techno structure politique de notre monde occidental et oriental ou société monde qui progresse sur toute la planète est au service de la finance globalisée. Dans cet état, la majorité des êtres que nous sommes se débâtent tant bien que mal pour survivre souvent sans espoir et sans but, mais non dénués d’inquiétude et de peur, au contraire. C’est ce que veulent le libéralisme et l’impérialisme globalisé pour le maintien de leur pouvoir et de leur classe, la Chine communiste se servant et utilisant le capitalisme pour son expansion propre et politique. Les tenants du capitalisme n’ont jamais aimé les peuples qui pensent une autre société que le modèle qu’il nous impose par manipulation techno politique ou subsidiarité démocratique comme la politique européenne. Cette classe de riches par leur lobby permanent auprès des instances représentatives des États de la planète est en collusion, peu ou prou, avec l’ensemble des partis politiques de ces pays. Nous sommes, aujourd’hui, dans une métamorphose de nos sociétés et société-monde, semblable au bouleversement que globalement nous avons subit  avec la montée du racisme fin du XIXe siècle et du fascisme en Europe après la guerre 14-18. Cette économie libérale globalisée est en passe de gagner la guerre économique comme le pense et dit Warren Buffett[2]: « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la gagner. » Comme le fascisme, elle veut posséder son drapeau de victoire, la mappe monde comme dans le film « le dictateur » avec Charlie Chaplin. C’est en travaillant sur la jeunesse et son éducation que l’on évitera la victoire de cette classe qui, par un non-équilibre démocratique, pourrait conduire les peuples au pire des risques.

Le contrat social proposé sera l’institution dans tous les pays qui le souhaitent la mise en place d’un Ministère d’État à coté de l’enseignement scolaire et supérieur, chargé d’une éducation à la démocratie, éducation populaire et professionnelle. Chaque Etat qui approuverait une telle éducation serait épaulé par l’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, les Sciences et la Culture)

En commençant par la France, pays de Jean Jacques Rousseau, ces contrats sociaux serraient le pendant de ceux des bail financiers presque imposés par des politiques libérales à tous les Etats occidentaux depuis 1950, aujourd’hui de toute la planète. Ce qui   force les pays à rembourser une dette qui dérégule les structures sociales et économiques des sociétés mondiales au profit de l’oligarchie capitaliste et globalisée. Son seul but a toujours été la conquête du marché mondial. Elle y est parvenue. Aujourd’hui elle peaufine cette globalisation en   puisant à quelque endroit de la planète un potentiel humain le moins cher et apte à sa reproduction de profit. Pour cela, elle utilise, par exemple, des pays comme en Europe pour les appauvrir par la dette. La « dérégularisation » ou réforme des structures d’États, devient leur lutte, une forme de sport ou de chasse pour produire une main d’œuvre moins cher, mais déjà qualifier. C’est déjà le cas en Grèce, en Espagne, et dans presque tous les pays de la CEE. Les politiques en collusion ne font qu’accompagner leurs bons désirs.

Globalisation de l’économie

Cette dérégulation pour la globalisation économique, Edgar Maurin constate aussi ses effets, risques et contradictions de ces 30 dernières années :

« Le meilleur est qu’il y ait désormais interdépendance accrue de chacun et de tous, nations, communautés, individus, sur la planète Terre, que se multiplient symbioses et métissages culturels en tous domaines, que les diversités résistent en dépit des processus d’homogénéisation qui tendent à les détruire. Le meilleur est que les menaces mortelles et les problèmes fondamentaux créent une communauté de destin pour l’humanité entière.

Le meilleur est que la globalisation ait produit l’infratexture d’une société-monde ; que, dans ces conditions d’une communauté de destin et d’une possible société-monde, nous puissions envisager la Terre comme patrie sans que celle-ci nie les patries existantes, mais, au contraire, les englobe et les protège. (Souligné par moi)

Mais la conscience des périls est encore bien faible et dispersée. Mais la conscience de la nécessité de dépasser l’histoire n’a pas encore émergé. Mais la conscience d’une communauté de destin reste déficiente. Mais la conscience d’une Terre-Patrie est encore marginale et disséminée. Mais la globalisation techno-économique empêche l’émergence de la société-monde dont elle a pourtant créé les infratextures. Mais il y a contradiction entre les souverainetés nationales, encore absolues, et la nécessité d’autorités supranationales pour traiter les problèmes vitaux de la planète. Mais les convulsions de la crise de l’humanité risquent d’être mortelles. » (Maurin, 2011, p. 30)

S’il dit qu’effectivement la mondialisation est la meilleure possibilité d’émergence d’un Nouveau Monde, il dit aussi que le pire de celle-ci est la possibilité d’autodestruction de l’Humanité. Pour lui la globalisation porte en elle la probable catastrophe, mais aussi l’improbable, mais possible espérance. Cet improbable et ce possible sont dans l’« advenir »[3] de l’Humanité qui reste pourtant  aléatoire[4]. Cela comme au temps de Rousseau où le monde de l’époque était en plein bouleversement, en mutation, en crise comme aujourd’hui et l’on peut faire le parallélisme entre notre monde d’aujourd’hui et le sien. Cette revivification est tentée dans le sens d’essayer un tant soit peu de faire revivre sa pensée en fonction de la compréhension de la société de cette période historique. Cela peut se faire et est plein d’enseignements pour aujourd’hui. Mais il faut remonter plus loin que Rousseau, pour y revenir ensuite. Je vois l’élaboration de notre modèle occidental comme une monstre rationnel qui s’est greffé sur l’humanité dès l’antiquité en ne tenant pas compte de la pensée des philosophes, des chercheurs, des savants et des hommes. Cette rationalité hylozoïste[5], hypnoïde était déjà sous-jacente à l’époque grecque d’où à émerger notre société de l’avoir.

 Épicure

Seul Épicure (341 -270 av. J.C.) élève de Démocrite pour qui la nature est composée d’atomes et régie par des mouvements mécaniques, entrevoit déjà l’incertitude et l’avenir des risques dans le déterminisme d’alors : « Épicure fut le premier à dresser les termes du dilemme auquel la physique moderne a conféré le poids de son autorité. ». « Il écrivait à Mecenéé : « Quant au destin, que certains regardent comme le maître de tout, le sage en rit. En effet, mieux vaut encore accepter les mythes sur les dieux que de s’asservir au destin des physiciens. Car le mythe nous laisse l’espoir de nous concilier les Dieux par les honneurs que nous leur rendons, tandis que le destin a un caractère de nécessité inexorable. » Les physiciens dont parle Épicure ont beau être les philosophes stoïciens, cette citation résonne de manière étonnamment moderne !  (Prigorine, 2001, p. 18/19)

Il y a des Dieux, mais il s’en méfiait, car ils sont comme l’homme des produits de la nature. « Ils sont insoucieux de l’humanité, car il sont couchés auprès de leur nectar, et les foudres sont lancées loin au-dessous d’eux dans les vallées, et les nuages s’enroulent légèrement autour de leurs demeures dorées dans la lueur du monde. »(Dampier, 1951 p. 73)

Ce philosophe antique et hédoniste, par son atomisme fait d’aléa (les atomes ont une déviation spontanée et hasardeuse pour s’entrechoquer et s’agglomérer), entrevoit donc déjà l’incertitude du temps qui se retrouve aujourd’hui dans notre modernité. Mais il participe aussi par sa pensée innovante à transmettre le goût de la découverte, du surpassement de soi et de la recherche (à travers l’histoire) sous la forme que nous connaissons. Cet atomisme est pour quelque chose dans la quête de la connaissance…

Alchimistes, médecins, puis ingénieurs, savants, œuvrent dans le symbolisme et les presciences et les sciences exactes pour innover dans le perfectionnement d’appareils techniques et la quintessence de leur production, à la recherche de ces atomes, aussi de façon tout incertaine qui nous conduira aux sociétés mondiales actuelles. De cet atomisme nous arrivons avec beaucoup de lenteur quelques siècles plus tard à la philosophie mécaniste que Rousseau combat[6]. Il travaille déjà à l’expression à la véritable nature et réalité de l’homme pour un nouvel être ouvert à autrui.

 Jean Jacques Rousseau

Une similitude de la pensée de Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) peut être faite avec l’hybridation chimique appliquée à sa réflexion  quand il écrit en 1747 sur « Les Institutions Chimiques » de son époque. L’enjeu de cette forme de pensée par rapport à l’idéalisme déterministe contenu dans toutes les sphères de la société d’alors était cet apport nouveau, révolutionnaire de pensée issue de l’aléatoire ou du chaos profond de l’être. Surgit alors un autre monde ordonné en fonction de l’archaïsme de cette nature humaine. Dans ce schéma de pensée on retrouve l’aléatoire de l’alchimie ou chimie du début. Cela a influencé la pensée de Rousseau. Comment l’alchimie se mutant en chimie a-t-elle pu contribuer à cette pensée quand dans cette science, l’art distillatoire, l’épreuve du feu, a toujours participé à la recherche de l’œuvre alchimique ?

Nous pensons que cette œuvre qui est liée à la production, à la rectification de l’alcool[7] depuis le XVIIème siècle et bien avant, puis à la recherche de la séquence chimique de la molécule, a toujours été un objet de puissance symbolique, de signes pour la pensée complexe.

Et ces molécules d’alcool, faites d’atomes de carbone, d’hydrocarbures, leurs découvertes correspondent pour une part à la naissance de la chimie moderne. Pour connaître la chimie de l’alcool comme nous la connaissons aujourd’hui, l’évolution et l’innovation technologique de l’art distillatoire vers l’industrie pétrochimique est  un passage obligatoire et évident à nos yeux. Cette progression télescopique des savoirs pour cette technologie est similaire à la construction chimique aléatoire. Quand dans cette construction une nouvelle idée, innovation ou invention est appliquée, une communication s’instaure automatiquement faisant de cette idée (invention ou innovation), de suite, un objet de tradition. C’est-à-dire qui peut être dupliqué au même titre qu’un texte ou qu’une technique numérique d’information et de communication ou bien encore un signe pictographique ou symbolique antique.

Cette trace survit à l’homme. Gilbert Simondon parle d’objets techniques vivants. Jacques Derrida y voit des technologies vivantes, qui dès qu’elles sont créées pour une production future font déjà partie du passé : il nomme cela un revenant, un spectre. Nous dirons une création symbolique alimentant la tradition. Jean-Jacques Rousseau voyait appliquer à la pensée philosophique la réalité de la nature dans son livre sur « Les Institutions Chimiques ». Il a raison quand on regarde la production chimique naturelle qui s’opère dans la biomasse sans l’intervention organisée de l’homme. Elle provient de l’aléatoire du vivant qui s’organise. On peut dire la même chose de la philosophie, de la politique et de leurs courants. L’aléatoire de pensées contradictoires et non contradictoires fait évoluer et s’organiser rationnellement ces courants par une troisième voie tout en faisant s’estomper d’autres. De même l’ « artefactualité »[8] industrielle et sociale est un objet vivant et mourant, se reproduisant et communiquant par l’intelligence de la nature humaine. Une similitude, une homologie se fait jour comme dans la construction cellulaire d’organismes vivants.

Si les savants sortaient de l’alchimie, la théorie des quatre éléments, la terre, le feu, l’eau et l’air étaient toujours présents. Voici comment Rousseau voyait l’établissement d’un laboratoire artificiel sur le modèle de celui de la nature. Il pensait qu’ « il faut surtout connaître bien parfaitement les instruments dont elle se sert. Ces instruments sont en grand nombre : le soleil, les vents, la pluie, les eaux, les sels, les terres, les parties mêmes des corps diversement mus, diversement figurés. Mais on peut réduire tout cela à quatre classes générales savoir, l’eau, le feu, la terre et l’air, par le concours desquelles tous les corps naturels existent, se produisent, se conservent ou s’altèrent conformément aux Lois établies dès le commencement. » (Rousseau, 1747, p. 63)

 Jean Jacques Rousseau et les quatre éléments de l’alchimie

Pour autant, tout en fondant sa pensée et sa philosophie sur une similitude de construction de la nature et sur les quatre éléments de l’alchimie, il contredisait le principe de génération de Descartes qui prétendait « tirer de ce seul principe (du mouvement) la génération de tout l’univers. Il a bâti un système singulier par le ridicule et il a sans y penser fourni des armes aux matérialistes qui attribuant à la matière un mouvement nécessaire en ont fait le Dieu qui a créé et conserve le monde» (…) Il rectifie en soulignant que « ni le soleil, ni tous les astres, ni tout le feu, ni tout le mouvement qui existe dans l’Univers ne sont capables de produire la moindre de toutes les plantes, ni le plus vil de tous les insectes ; cet abîme de la génération dans lequel les Philosophes se sont si longtemps perdus et encore aujourd’hui le désespoir des incrédules, la construction d’un corps organisé par les seules lois du mouvement est une chimère qu’on est contraint d’abandonner à ceux qui se payent de mots. » (Ibid. p. 60)

Par cette réflexion, on voit que Rousseau, bien ancré dans l’air de son temps, fait la liaison entre l’Ancien Monde des sciences hermétiques et le nouveau, celui des sciences des lumières. Mais c’est sa croyance en un Être suprême de l’univers qui lui donne l’énergie de sa pensée quand il écrit : « Et s’il n’y eût jamais d’hypothèse qui dût passer pour une vérité constante, c’est sans doute celle des germes infinis au moyen desquels la nature, par de simples développements et un accroissement progressif dont le mécanisme ne passe pas entièrement les bornes de nos lumières, peuple successivement la terre des êtres que son Auteur (majuscule dans le texte) a tous créés avec elle. » (Ibid. 61)

Cette réflexion le mène à commencer ses observations en chimie sur la compréhension des quatre éléments de l’alchimie et non pas à partir d’hypothèses généralistes sur la conception mécaniste de l’univers. Il commencera par l’étude du feu. C’est sur la théorie, le modèle, la réflexion symbolique qu’il va s’appuyer dans ses recherches autant chimiques que philosophiques quand il dit qu’ « une multitude d’expériences et d’observations confusément entassée dans la mémoire la surcharge, l’accable sans éclairer l’esprit, il est nécessaire de les réduire en règle et de les rappeler à quelque principe par lequel la raison puisse y avoir prise ; c’est de là que vient l’utilité de la théorie, elle élargit le jugement, étend les vues de l’esprit, le rend inventif et fécond, et c’est par là qu’un système faux en lui-même mène quelquefois à la découverte d’un grand nombre de vérités. » (Ibid. p.59)

Durkheim, citant le philosophe, dans son livre sur le Contrat Social de Rousseau, remarque que la préoccupation constante de Rousseau est de ne pas commettre « la faute de ceux qui, raisonnant sur l’état de nature, y transportent les idées prises dans la société ». Pour cela, il faut se débarrasser de tous les préjugés, vrais ou faux, d’origine sociale, ou, comme il dit, « écarter la poussière et le sable qui environnent l’édifice », pour « apercevoir la base inébranlable sur laquelle il est élevé ». Cette base inébranlable, c’est l’état de nature. (Durkheim, 1918, p.7)

En science, c’est exactement ce que font les chercheurs actuels pour ne pas être emprunts d’une quelconque incidence extérieure qui peut perturber leurs recherches. L’assainissement de leur esprit devient alors nécessaire. Pasteur avait-il ce modèle de pensée issue de l’alchimie et vécue par les innovateurs de la chimie naissante dans sa découverte de la fermentation ? Peut-être, car il s’agit là d’un processus de pensée empirique. Par cet empirisme, combien même il y a opposition entre la création divine de la nature (ce que croyait Pasteur) et la recherche scientifique, l’acte méthodique du cheminement du chercheur, sa rationalité fait découvrir quelque chose.

Tant pis, si cette méthode ne permet pas l’objet à atteindre, elle fera toujours entrevoir diverses pistes. C’est ce que dit Rousseau et ce qu’a fait Pasteur. Cela se rapproche aussi de la logique de Luspasco. « S’il y a de l’énergie dans le monde, des éléments, des événements et des formes, du mouvement et du changement, des identifications et des diversifications, des différenciations, s’il y a des opérations, des conflits et des dialectiques, de l’espace et du temps, s’il y a devenir, alors la logique qui y est incluse, qui propulse et leur confère l’existence, n’est plus la logique classique, ni aucune autre logique qui respecte l’infaillibilité du principe de non-contradiction, mais une logique dynamique du contradictoire. » (Lupasco, 1951, p.132)


[1] (L’état d’esprit comme argument) (…) cela parce que l’état d’esprit était interprété d’une façon superstitieuse comme action d’un dieu qui promet le succès et qui, par lui, fait parler sa raison comme la rationalité suprême. Qu’on pèse maintenant les conséquences d’un  tel préjugé lorsque des hommes astucieux et avides de pouvoir s’en servaient – et lorsqu’ils s’en servent ! « Créez l’état d’esprit ! » Voilà qui supplante toutes les raisons et permet de l’emporter sur toutes les raisons contraires. (Nietzsche, 1881, p. 55)

[2] Warren Buffett est l’un des hommes les plus riches du monde. Il éclaire avec un franc-parler rare l’état des rapports sociaux sur la chaîne CNN, le 25 mai 2005, propos repris dans le New York Times le lendemain. Voir François Ruffin, La Guerre des classes, Fayard, Paris, 2008. (Pinçon, 2011, p. 7)

[3] Soit dans  le présent du devenir par nos actions.

[4] Par ex: la mort naturelle ou accidentelle ou par attentat d’un chef d’état important ou d’un oligarque, tout aussi important a déjà changé et changerait la donne, conflits politiques ou armés aussi.

[5] Hylozoïsme : Doctrine selon laquelle le monde et la matière seraient dotés d’une vie propre.

[6]Rousseau contre les philosophes, Rousseau contre le mécanisme. Le mécanisme est un artefact, le théâtre un décor, l’utilitarisme un produit de la société aristocratique. L’homme, par le biais de la volonté inscrite au cœur de sa nature, devra se donner à lui-même sa loi inscrite dans des mœurs simples. Au-delà de la représentation, l’homme ; à côté du paraître, l’être : « Mais où est-il cet homme de la nature qui vit vraiment de la vie humaine, qui comptant pour rien l’opinion d’autrui se conduit uniquement d’après ses penchants et sa raison, sans égard à ce que le public approuve ou blâme. On le chercherait en vain parmi nous. Tous, avec un beau verni de paroles tachent en vain de donner le change sur leur vrai but ; aucun ne s’y trompe et pas un n’est la dupe des autres quoique tous parlent comme lui. Tous cherchent leur bonheur dans l’apparence, nul ne se soucie de la réalité. Tous mettent leur être dans le paraître. Tous esclaves et dupes de l’amour-propre ne vivent point pour vivre mais pour faire croire qu’ils ont vécu ».  (http://www.mediologie.org/cahiers-de-mediologie/01_spectacle/kriegel.html)

[7] Dans la chimie de la fin du XIXe siècle, la distillation, la fermentation, tout ce qui concerne l’alcool, à une place de choix. En effet, dans le Dictionnaire de chimie industrielle de 1861 l’auteur met en exemple la production alcoolière dans sa préface :

«Prenons pour exemple une des questions les plus intéressantes de la chimie industrielle, la production des liquides alcooliques ; dans un lexique, l’auteur se trouvera conduit à fractionner cette question en articles courts et séparés ; ce seront : Alambic, Alcool, Bière, eaux-de-vie, fermentation, vins, etc., et ce fractionnement rendra, à coup sûr, l’étude plus difficile et moins complète. Dans notre plan, au contraire, toutes les industries qui se rapportent à la production des liqueurs alcooliques viendront se grouper autour du mot Fermentation qui résume l’acte principal de leur développement, et nous obtiendrons ainsi un petit traité spécial, où toutes les mé­thodes décrites à la suite les unes des autres s’enchaîneront en une série rationnelle et complète.» (Barreswill, 1861, p. 8)

[8]D’artefact : Produit de l’art, de l’industrie, objet artificiel : « La distinction entre objets artificiels et objets naturels paraît à chacun de nous immédiate et sans ambiguïté. Rocher, montagne, fleuve ou nuage sont des objets naturels ; un couteau, un mouchoir, une automobile, sont des objets artificiels, des artefacts. » (Monot, 1970, p. 11.) Nous rajouterons : entreprises économiques et sociales, industries, conglomérats industriels, agglomérations urbaines, structures étatiques et juridiques nationales et internationales.

Une réflexion au sujet de « Contrat social pour une formation citoyenne et professionnelle, nationale et transnationale (1er partie) »

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